Jean Bardail, maire de Morne-à-l'Eau, vient de remporter 27 voix sur 40 le 16 avril 2026 et entame un nouveau mandat à la tête de l'intercommunalité du Nord Grande-Terre.
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Jean Bardail, maire de Morne-à-l’Eau, a été réélu jeudi 16 avril, à la maison des agriculteurs de Petit-Canal, président de l’agglomération des communes Nord Grande-Terre (CANGT). Derrière un score sans appel se dessine la réalité politique de l’alliance entre les deux principales communes de l’agglomération, Le Moule et Morne-à-l’Eau.

Jean Bardail l’emporte avec 27 voix, loin devant son unique adversaire, Blaise Mornal (maire de Petit-Canal), qui n’en recueille que 12. Un bulletin nul a également été relevé lors du dépouillement. Un score qui reflète avant tout la répartition des sièges et la solidité des alliances nouées avant le scrutin.

Pour comprendre l’issue du vote, il faut regarder la composition du conseil communautaire. Sur les 40 sièges répartis entre les cinq communes membres : Le Moule et ses 16 sièges, Morne-à-l’Eau et ses 11 sièges, Petit-Canal et ses 6 sièges, Port-Louis et ses 4 sièges, Anse-Bertrand et ses 3 sièges. À eux seuls, Le Moule et Morne-à-l’Eau totalisent 27 sièges, soit exactement le nombre de voix obtenues par Jean Bardail. La signification politique est limpide. L’alliance entre ces deux communes, scellée bien avant la séance, a non seulement assuré la réélection du président sortant, mais constitue la majorité absolue à la CANGT. Aucune autre configuration n’est possible sans leur accord.

Jean Bardail a ensuite présenté la liste des dix vice-présidents, reflétant l’équilibre recherché au sein du bureau communautaire : Pierre Porlon (Le Moule), Blaise Mornal (Petit-Canal), Victor Arthein (Port-Louis), Daniel Moustache (Anse-Bertrand), Joubert Luce, Florent Charin, Annette Vitalis, Sylvia Sermanson, Jean-Louis Bonte, Daniel Dulac. À noter que ce bureau est complété par Sheila Rampath et Sandra Eroni en qualité de membres.

La CANGT emploie 74 agents et dessert une population de 56 798 habitants. L’intercommunalité, selon le budget de 39,5 millions voté le 19 février dernier, consacre 15,4 % de ses ressources à l’investissement. Parmi les projets présentés comme structurants, l’atelier de transformation agroalimentaire « Lizin’ Santral » à Anse-Bertrand reste le projet phare, aux côtés de la construction du village artisanal du souffleur à Port-Louis.

Le budget 2026 prévoit de réduire les charges de gestion de 17,1 à 13 millions d’euros, et le train de vie de 9,2 à 6,2 millions, tandis que les charges de personnel se maintiennent à 5,3 millions. Côté recettes, les ressources fiscales sont programmées à la hausse, passant de 17,9 à 19 millions.


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