Le ministre délégué à la Sécurité Jean-Didier Berger a annoncé une hausse d’effectifs à la maison d’arrêt de Basse-Terre : six agents supplémentaires au 1er juillet 2026, portant le total à 99. Il a aussi confirmé des « travaux de réfection » au centre pénitentiaire de Fonds-Sarail à Baie-Mahault et un « projet de reconstruction et d’extension » de la prison de Basse-Terre. De quoi moderniser le système pénitentiaire local, améliorer les conditions de détention et la sécurité publique en Guadeloupe.
L’annonce ministérielle intervient alors que le juge des référés du tribunal administratif de Basse-Terre a ordonné à l’administration pénitentiaire d’améliorer les conditions de détention à Fonds-Sarail. Une décision qui n’est pas isolée : fin juin 2025, le tribunal administratif s’était déjà prononcé sur les conditions « indignes » qui règnent à Baie-Mahault, une qualification juridique lourde qui engage la responsabilité de l’État.
À Basse-Terre, la nouvelle maison d’arrêt avait été inaugurée en 2025, présentée comme la pièce maîtresse du désengorgement carcéral guadeloupéen. Sept mois plus tard, le constat dressé par Force ouvrière Justice Bastè est sévère. Selon Willy Coquin, délégué syndical FO Justice, plus d’une cinquantaine de matelas sont posés au sol dans les cellules. Les projections d’objets prohibés par drone (téléphones, stupéfiants, parfois armes blanches) sont quasi quotidiennes. Le syndicat alerte sur les risques d’incident grave.



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