Une personne a été tuée et quatre autres ont été grièvement blessées ce vendredi 24 juillet 2026 dans l'explosion d'une chaudière à la distillerie Montebello. De gauche à droite : Samuel Cerol directeur général de l'usine, Thierry Devimeux préfet, Ary Chalus président du conseil régional. Photo: Région Guadeloupe

Une personne a été tuée et quatre autres ont été grièvement blessées ce vendredi matin dans l’explosion d’une chaudière à la distillerie Montebello. Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte, a annoncé la vice-procureure de Pointe-à-Pitre.

L’explosion s’est produite vers 08 h 30 dans cette distillerie de Petit-Bourg. Le bilan a été revu à la hausse pour faire état d « un mort et deux pronostics vitaux engagés », a indiqué à l’AFP la vice-procureure, Alexandra Onfray.

Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire et blessures involontaires dans le cadre du travail, a ajouté la représentante du parquet.

« On est au début de l’histoire. D’abord dans le temps du recueillement, une enquête judiciaire et administrative suivra pour déterminer les responsabilités », a déclaré à la presse le préfet, Thierry Devimeux (chemisette blanche photo ci-dessus), rappelant que cette distillerie est une « installation industrielle classée ». La distillerie est également un établissement qui reçoit du public, avec des visites gratuites d’une heure accessibles sur demande à tous les visiteurs.

L’homme décédé avait une cinquantaine d’années et travaillait depuis un an et demi dans cette distillerie, selon le directeur général de l’usine, Samuel Cerol.

Les victimes souffrent de brûlures graves et de fractures. L’une d’elles, en arrêt cardio-respiratoire, avait pu être ranimée, avait précisé plus tôt à l’AFP le commandant Thierry Falémé, officier sapeur-pompier, qui faisait initialement état de cinq blessés graves.

L’explosion n’a pas été suivie d’incendie mais a causé d’importants dégâts matériels.

Des blocs de béton ont été projetés sur des maisons voisines, selon un gendarme présent sur les lieux.

Crevé par la déflagration, le toit de l’usine témoigne de la violence du choc, au milieu de la bagasse, ces résidus de tiges de canne à sucre qui volent avec le vent, a constaté une journaliste de l’AFP près des installations, dans une odeur de roussi et de rhum.

À l’intérieur de la halle, des poutrelles tordues et des tôles arrachées se sont affaissées en un amas de ferraille, sous un toit troué par lequel passe la lumière du jour.

Dehors, des plaques de tôle jonchent la cour, entre les monticules de bagasse et une benne remplie des mêmes résidus, où stationne un tractopelle. La tour de bois et de tôle de l’usine, elle, est restée debout au-dessus des hangars éventrés.

Environ 20 pompiers ont été mobilisés sur le site, où toute activité est arrêtée.

Douze autres personnes présentes lors de l’explosion sont « choquées » mais « indemnes », selon les équipes de secours, et une cellule psychologique a été ouverte dans le quartier.

« Une vingtaine d’emplois sont en jeu, on verra l’accompagnement qu’on peut apporter », a déclaré le président du conseil régional de la Guadeloupe, Ary Chalus (chemisette écrue photo ci-dessus).

La distillerie, qui produit le rhum du même nom, est en pleine saison de production. Créée en 1930, c’est l’une des plus anciennes de Guadeloupe.

Avec AFP

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