Visite de la CRE à Saint-Barthélemy. La délégation, accompagnée d’EDF, a inspecté la centrale électrique avant d’échanger avec le président Xavier Lédée sur la transition énergétique de l’île, au cœur des réflexions sur la reconstruction et l'intégration des énergies renouvelables. Photo : Collectivité de Saint-Barthélemy

Ce 6 mai, les parlementaires se penchent sur trois sujets : la gestion de l’eau, les violences sexistes et la formation professionnelle. Sur le terrain, Saint-Barthélemy travaille sur son mix énergétique.

Des discours

À l’Assemblée nationale, dans le débat sur le projet de loi sur la souveraineté agricole, le député Olivier Serva (Liot) interpelle la ministre de la Transition écologique Monique Barbut sur l’eau : « Nos agriculteurs font face à une réalité simple : une ressource inégalement répartie sur le territoire, des réseaux défaillants, et jusqu’à 50 % de pertes d’eau. » Il défend les stations de transfert d’énergie par pompage (Step), ouvrages qui stockent l’eau en altitude et turbinent à la descente pour produire de l’électricité, comme « solution concrète qui va dans le sens de notre souveraineté tant agricole qu’énergétique ». Et de conclure : « Nous n’avons plus le luxe des intentions. »

Sur un autre front, son collègue Christian Baptiste prend position au lendemain d’une mobilisation lycéenne. Au lycée Jardin d’Essai, aux Abymes, des élèves filles ont été classées, notées et exposées par d’autres élèves — pratique que le député qualifie de « violence sexiste qui doit être condamnée avec la plus grande fermeté ». Des plaintes ont été déposées. Christian Baptiste écrit : « Le corps des femmes n’est pas un objet. »

À Gourbeyre, le député Élie Califer rend compte de sa visite au lycée de Blanchet, établissement professionnel privé sous contrat qui forme de la 3e au BTS aux métiers maritime, aéronautique et des énergies renouvelables. Il se fait le relais des difficultés exposées par l’équipe pédagogique sur l’internat et l’organisation des stages en Grande-Terre, et soutient que le lycée contribue « directement à la souveraineté alimentaire et au développement économique de la Guadeloupe ».

Du quotidien

Du côté des communes, le ton se fait pédagogique. La ville du Moule rappelle qu’un dépôt sauvage est « une atteinte à l’environnement », « un risque pour la santé » et « une pratique sanctionnée par la loi », et renvoie à la déchèterie.

La communauté de communes de Marie-Galante annonce la fermeture de la chasse aux crabes du 16 mai au 30 septembre, période de reproduction, et rappelle la taille minimale de capture, six centimètres de carapace. Sa formule pour civiliser les éventuels braconniers : « Pas de repos, pas de bébés crabes… »

Pendant ce temps, à Terre-de-Haut, la Caravane des Droits — véhicule itinérant qui héberge une équipe d’accompagnement aux démarches administratives — fait étape sur la place face à la mairie, de 9 h 30 à 13 h 30, avec navette gratuite depuis Terre-de-Bas.

À Vieux-Habitants, le maire Jules Otto et son conseil municipal organisent une matinée pour présenter aux agents communaux les élus de la nouvelle mandature et les délégations : une réunion interne destinée à « favoriser le dialogue, la coordination et le travail collectif au service des habitants » qui a valu à la mairie de « fermer exceptionnellement à dix heures ».

Capesterre-de-Marie-Galante invite ses habitants à télécharger l’application Ully, pour réduire les déchets et signaler les dépôts sauvages.

Capesterre de Marie-Galante partage une affiche avec photo Avant/Après d’un site pour promouvoir l’application Ully de signalement de dépôts sauvages.
Capesterre de Marie-Galante partage une affiche avec photo Avant/Après d’un site pour promouvoir l’application Ully de signalement de dépôts sauvages.

Au Moule, deux classes (CPB et CE1B) de l’école Amédée Adélaïde visitent la médiathèque autour de l’exposition Mosaïque artistique sur la différence, dans le cadre du projet « Lyannaj kiltirèl » porté par une enseignante.

À Trois-Rivières, le maire Jean-Louis Francisque remet, aux côtés du partenaire Fore Alternance et de BTP Formation, les diplômes du Titre professionnel d’agent de maintenance des bâtiments à une promotion d’Atelier chantier d’insertion par l’activité économique. La formation, lancée en décembre 2022, aura permis de réhabiliter la Villa Pastorale, bâtiment communal.

Et la ville de Basse-Terre annonce accueillir pour la première fois Incroyable Commerce, programme d’accélération sous forme de concours destiné aux porteurs de projet et commerçants souhaitant s’installer en centre-ville ou y développer leur activité, les 26 et 27 juin. Inscription gratuite, présence obligatoire sur les trois demi-journées.

Du politique

On parle de choix politique ce 6 mai à Saint-Barthélemy. La collectivité, autour de son président Xavier Lédée, reçoit une délégation de la Commission de régulation de l’énergie — Emmanuel Massa et Ophélie Painchault — accompagnée d’EDF SEI et des équipes d’EDF Archipel Guadeloupe, dans le cadre, des « réflexions menées autour de la reconstruction de la centrale électrique et de la transition énergétique du territoire ». Au programme : visite de la centrale, puis échanges sur la maîtrise de l’énergie, le développement du photovoltaïque et l’intégration progressive des énergies renouvelables au mix territorial.

La même Collectivité réunit le matin, autour du préfet Cyrille Le Vely et du coordinateur national Baptiste Le Nocher, hôteliers, pêcheurs et référents de quartier pour faire le point sur le Plan sargasses 3 qui « vise à renforcer la surveillance, améliorer les dispositifs d’intervention et accompagner les territoires les plus exposés ».

Au cours de la réunion de concertation sur les sargasses à Saint-Barthélemy, une carte des courants a été projetée pour guider les discussions sur la surveillance et les dispositifs d’intervention, au cœur du Plan Sargasses 3. Photo : Collectivité de Saint-Barthélemy.
Au cours de la réunion de concertation sur les sargasses à Saint-Barthélemy, une carte des courants a été projetée pour guider les discussions sur la surveillance et les dispositifs d’intervention, au cœur du Plan Sargasses 3. Photo : Collectivité de Saint-Barthélemy.

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