Lundi 16 mars 2026, les membres du conseil économique, social, culturel et environnemental de Saint-Barthélemy présentent leur rapport sur la culture. A gauche, Xavier Lédée président du conseil territorial de Saint-Barthélemy, à droite Alexandra Questel présidente du comité territorial du tourisme de Saint -Barthélemy. Photo : Collectivité Saint-Barthélemy
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« Saint-Barthélemy est aujourd’hui confrontée à une pression extérieure croissante liée à son attractivité résidentielle et touristique, à une transformation démographique rapide et à une visibilité internationale forte », lit-on dans le rapport présenté ce lundi 16 mars par le conseil économique, social, culturel et environnemental à la collectivité de Saint-Barthélemy (photo ci-dessus).

La première mesure du rapport s’intitule « Élaboration du récit de Saint-Barthélemy ». Derrière ce terme, une urgence : formuler ce qui fait l’âme de l’île car l’île change plus vite que son histoire ne se transmet.

« La culture locale existe mais demeure insuffisamment ancrée dans des valeurs partagées, ce qui rend sa transmission fragile », constate le rapport.

L’une des mesures phares du rapport est la création d’une charte « Quiet Saint Barth ». L’idée : promouvoir un modèle de luxe discret, respectueux des traditions insulaires, basé sur le fameux récit historique.

Comment mesure-t-on la culture ? Comment quantifier l’identité ? Le CESCE propose un « indicateur d’équilibre culturel », un outil statistique pour mesurer le poids de la culture vivante locale dans les actions soutenues par la collectivité.

En somme, ce qui compte, ce n’est pas le nombre de festivals, c’est que dans chaque manifestation, il y ait quelque chose de Saint-Barth.

Le calendrier posé s’étale sur quatre ans. 2026 pour le lancement du récit et la création d’un comité consultatif. 2027-2028 pour les premières mesures concrètes. 2029-2030 pour l’évaluation.

« D’une manière générale, une politique culturelle ne peut se limiter à une programmation d’événements », conclut le rapport. Elle pourrait devenir, espèrent les membres du CESCE, ce qui empêche Saint-Barth de devenir une carte postale sans adresse.

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