Accueil Société Loisirs 20 ans de FEMi, 20 ans d’exception

20 ans de FEMi, 20 ans d’exception

20 ans de FEMi, 20 ans d’exception

Le FEMI, festival régional et international du cinéma de Guadeloupe, a ouvert ses portes ce jeudi 30 janvier. Cet événement qui se clôture le 8 février prochain est une vitrine du savoir-faire local que des invités prestigieux viennent observer.

La conférence d’ouverture qui s’est déroulée le jeudi 23 janvier dernier a été l’occasion de dresser le bilan de 20 ans de FEMI. Déjà 20 ans que la passion et l’esprit volontaire de Felly Sédécias et Patricia Lavidange ont permis de faire exister un festival qui met en valeur les talents des cinéastes de Guadeloupe et d’ailleurs. L’histoire qui a commencé au Lamentin est celle d’un festival du film féminin qui a évolué vers un festival régional et international du cinéma de Guadeloupe accessible à tous. Une ouverture sur le monde donc. Depuis le 30 janvier jusqu’au 8 février, ce ne sont pas moins de 20 communes qui se sont associées à cette manifestation et accueilleront les projections des quelque 50 films en compétition et hors compétition. Quant à la Région c’est un soutien sans faille à la manifestation depuis sa création. C’est d’ailleurs l’une des manifestations culturelles les plus soutenues par le conseil régional. Il faut dire que l’objet et l’activité du FEMI cadre tout à fait avec la politique volontariste de la Région à l’égard du cinéma. La manifestation se décline pour viser spécifiquement la jeunesse avec le  » FEMI jeunesse «  et en lien même avec les plus en marge de la société puisque des projections sont également prévues dans les centres pénitentiaires avec le  » FEMI dans les murs « . De sa conception à son évolution, le FEMI est un festival qui entend valoriser les talents du cinéma d’ici et d’ailleurs. L’ambition finale étant d’avoir autant d’impact que n’importe quel grand le festival et de porter la Guadeloupe, non pas sur le devant de la scène, mais en haut des marches du tapis rouge.

« Je suis Guadeloupéenne avant d’être monégasque »

Baronne Cécile de Massy & S.A.S. le Prince Souverain Albert II

Baronne Cécile de Massy : Il faut d’abord que j’évoque brièvement mon enfance. J’ai vécu une partie de mon enfance au Lamentin chez mes grands-parents après avoir perdu ma mère à l’âge de 6 ans. De 10 à 12 ans environ j’ai vécu chez le frère de mon père à Paris avant de retourner dans mon île. À 20 ans, je suis repartie pour la France hexagonale pour commencer ma vie active. Je me suis d’abord installée quelque temps à Lyon avant de descendre un peu plus bas sur la Côte d’Azur, plus précisément Nice où j’ai été gérante d’une plage privée. C’est là que j’ai rencontré mon époux. Nous nous sommes plûs et pour voir si nous étions vraiment fait pour nous entendre nous avons passé du temps ensemble avant de partir pour les États-Unis. Je me suis très vite intégrée à la vie monégasque et au protocole mais je n’ai aucun mérite. Je pense que c’est mon éducation très à l’ancienne donnée par mes grands-parents qui m’a permis de m’adapter aussi bien à la vie sur le Rocher. Que ce soit au niveau de la bienséance que de la façon de se comporter en société, tout cela je le pratiquais déjà, grâce à l’éducation et aux valeurs que j’ai reçues. Je suis convaincue que l’éducation antillaise est passe-partout et ouvre toutes les portes. J’ai aussi été aidée par l’accueil que m’a réservé ma belle-famille.

Le Courrier de Guadeloupe : Est-ce la même éducation que vous donnez à vos enfants ? Connaissent-ils leur île et que leur apprenez-vous de leur culture ?

J’ai eu deux enfants. Brice qui est né en 1987 et a donc 27 ans cette année et Antoine qui lui a 17 ans. Ils parlent tous les deux créoles même si le plus jeune a un peu plus de mal. Avant, on y allait plus ou moins souvent. D’ailleurs on y était il y a deux ans, et moi encore j’y étais en novembre. Pour ce qui est de leur culture, mes garçons savent d’où ils viennent. Il n’y a pas de problème avec ça. Ils aiment leur île et s’entendent très bien avec leurs cousins qui vivent là-bas. Aujourd’hui, il est vrai que chacun faisant sa vie, ils y retournent moins souvent mais durant leur enfance, mon mari et moi essayions de les y emmener tous les deux ans environ, histoire que les liens ne se perdent pas. Je leur parle en créole, d’ailleurs petits je les grondais tout le temps en créole. Je les ai éduqués à l’antillaise, pour moi cette éducation vaut n’importe quelle autre.

Envisagez-vous de vivre de nouveau en Guadeloupe ?

Non en tout cas pas à long terme. Il est vrai que j’éprouve le besoin d’y retourner. Mais ma vie est ici à Monaco auprès de mon mari et puis j’ai commencé pas mal d’actions caritatives, sportives et des projets que je souhaite mener à leur terme. Je continuerai les allers retours en fonction de mes disponibilités pour conserver le lien avec ma famille et retourner aux sources de temps en temps.

Mettez-vous votre rang au service de votre île ?

Eh bien c’est quelque chose qui germe petit à petit dans mon esprit. Il est vrai que les actions que j’ai menées jusque-là n’avaient ni lien, ni impact sur la Guadeloupe mais je pense de plus en plus à mettre en place des accords, des échanges qui soient aussi bien profitables à la Guadeloupe qu’à Monaco. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai accepté d’être la marraine de cette manifestation. Je suis ravie que l’organisation m’ait approchée et de pouvoir représenter mon île aussi bien à travers mon titre car je suis Guadeloupéenne avant d’être monégasque et donc porter ma culture est une action que je souhaite approfondir pour les prochaines années.

Vous endossez donc un rôle d’ambassadrice ?

Parfaitement. Il y a très peu d’Antillais à Monaco. J’ai bataillé depuis mon arrivée pour faire connaître ma culture et c’est peut-être pour cela que j’en suis restée si proche. Ma participation au FEMI peut constituer une porte ouverte pour mieux faire connaître la Guadeloupe.

Le FEMi entre prestige et paillettes

Baronne à droite

L’ancienne miss et comédienne Sonia Roland, la chanteuse Tanya Saint-Val, Firmine Richard, la ministre George Pau-Langevin, la réalisatrice martiniquaise Euzhan Palcy, la garde des sceaux Christiane Taubira, l’actrice afro-américaine Angela Bassett, le réalisateur Christian Lara, l’écrivaine Simone Schwarz-Bart, le journaliste Harry Roselmack, l’acteur Stomy Bugsy… Voici un exemple des personnalités prestigieuses qui ont foulé le tapis du festival régional et international du film de Guadeloupe. Car c’est bien là la force des organisateurs du FEMI. Leur passion et leur implication a réussi à faire porter ce festival du court-métrage par des invités et des parrains prestigieux qui confèrent à la fois de la légitimité et une envergure grandissante à l’événement. Cette année, c’est la Baronne monégasque d’origine guadeloupéenne Cécile de Massy, qui en est la marraine. Et du tapis à l’ambiance des soirées à thème prévues tout au long du festival, cette dernière devrait se fondre parfaitement dans le paysage d’un événement d’exception.

« une enfant fragile mais débrouillarde »

Baronne

Ni date de naissance, ni information diffusée qui ne soit passée au préalable par les autorités monégasques. Pour autant, la Baronne Cécile de Massy livre volontairement quelques pistes qui mènent à son enfance et à sa famille. C’est à Roussel, section du Lamentin, que Cécile Gélabale grandit. Issue d’une fratrie de cinq enfants, Marie-France, Patricia, Annick et Ruddy dont elle, Cécile, est la benjamine. Elle connaît très vite un drame puisqu’à l’âge de six ans, elle perd sa mère Lucie. Sa tante Edwige Gélabale épouse Victor-Raphaël que nous avons rencontrée raconte l’enfance de cette fillette qu’elle a vu grandir de loin.  » Ce sont mes parents qui ont élevé Cécile à Roussel, dans la maison familiale. C’était la petite dernière et elle était un peu fragile. Au niveau de la santé oui, mais surtout la perte de la mère l’a pas mal bouleversée. Même entourée il lui arrivait d’être triste, on sentait qu’elle était affectée « , commence-t-elle.  » Son père, lui, était agriculteur, et il possède jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs un Pitt à coq au Lamentin. Cécile a eu une enfance normale et son côté un peu renfermé n’en a pas moins fait d’elle une enfant débrouillarde et intéressante « . Un trait de caractère que la femme de son oncle paternel Roger, Itany Gélabale confirme.  » Nous avons accueilli chez nous Cécile pendant quelque temps à Paris. Ses grands-parents étant de plus en plus fatigués, mon époux et moi avons décidé de les soulager un peu. Elle devait avoir aux alentours de 9 ou 10 ans et elle est restée entre 2 et 3 ans avec nous. Tout se passait bien. Elle était autonome et elle s’entendait très bien avec mon fils. Elle allait à l’école seule, en fait c’était vraiment une enfant calme et sage. Mais elle tombait trop souvent malade et je pense que l’hiver ne lui allait pas du tout « , déclare sa tante par alliance. Cécile retourne donc en Guadeloupe auprès de ses grands-parents qui vont continuer à lui distiller l’éducation qu’elle-même va qualifier de traditionnelle. Dès qu’elle est en âge de travailler, Cécile retourne en France hexagonale. Cette fois-ci, elle opte pour le Sud et la Côte d’Azur région qui va être le théâtre de son incroyable destin.

Au détour d’un couloir

La Baronne Cécile de Massy, son époux le Baron Christian Louis de Massy

C’est par un coup de foudre que tout a commencé. Le conte de fée, Cécile de Massy l’a réalisé. Tout s’est passé au mois de mai 1993.  » J’étais gérante d’une plage privée à Nice et une amie m’a invitée à une fête chez elle. On s’est croisé et on est resté scotché, on a flashé comme on dit « . Depuis cette soirée, le couple formé par Cécile Gélabale et le baron Christian de Massy ne s’est pas quitté. Partis faire le tour des États-Unis, ils se sont installés pendant quatre ans à Miami avant de finalement se poser à New York durant un an.  » Malheureusement, les affaires de mon mari l’ont contraint à retourner en Europe « . Un coup de foudre, un voyage en amoureux, voilà de quoi faire rêver n’importe quelle femme à la recherche du fameux prince même si l’intéressée modère :  » Je ne connaissais pas le titre de mon mari quand je l’ai rencontré, pour moi dans une histoire d’amour tout est magnifique, quel que soit le milieu, le contexte. C’est la personnalité de l’autre qui nous fait scintiller les yeux « . Que dire de plus ?

La lignée du baron de Massy

Le mari de Cécile Gélabale, Christian Louis Baron de Massy est le fils d’Antoinette de Monaco Baronne de Massy, elle-même sœur du Prince Rainier III de Monaco. Antoinette de Monaco est l’aînée du Prince Rainier mais chez les Grimaldi, priorité est donnée au sexe masculin dans la succession. Christian Louis Baron de Massy a deux sœurs Élisabeth Anne et Christine Alix.

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