Photo d’illustration : Siccoli Patrick / Sipa

Grande-Terre et la Désirade sont placées en alerte sécheresse. Pour les particuliers, l’arrosage des jardins potagers est autorisé uniquement entre 20 heures et minuit, le remplissage des piscines, le lavage des voitures sont interdits. Pour le reste de l’archipel placé en vigilance, l’heure est à l’économie quand l’eau coule au robinet. Dans le nord de Grande-Terre, le manque de pluie dure depuis février.

Du côté des usages agricoles, l’arrêté préfectoral entré en vigueur depuis le 6 juillet interdit l’irrigation individuelle dans les exploitations qui ne disposent ni de compteur, ni de registres où notés les volumes d’eau prélevés. Pour ceux qui sont en règle, il faut réduire la voilure de 50 %. L’irrigation collective voit son quota réduit de 30 %.

Le président du syndicat régional des éleveurs de Guadeloupe, Charly Singarin, décrit « une filière bovine sous pression continue depuis février, entre raréfaction des pâturages et pénurie de fourrage », pour nourrir une quarantaine de bêtes il dit « consommer jusqu’à quatre-vingt-dix sacs de granulés par mois, un surcoût qui déséquilibre l’exploitation. » Le syndicat a appelé les pouvoirs publics à intervenir rapidement.

Ferdinand Meynard plaide pour « une usine de dessalement qui irriguerait l’ensemble de Grande-Terre et Marie-Galante, afin que les éleveurs disposent d’herbe toute l’année ».

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