« Pour moi, la grande découverte, ou la surprise, c’est la Désirade », glisse Julien Touroult, encore surpris de la densité d’observations. Sur ce petit territoire, l’équipe de scientifiques a documenté en quelques semaines plus de cent nouvelles espèces. Du scorpion discret (photo ci-dessus) à la mouche endémique, la campagne 2024 confirme le rang de la biodiversité guadeloupéenne.
Lancée conjointement par l’Agence régionale de la biodiversité des îles de Guadeloupe (ARB-IG) et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), cette expédition a mobilisé 120 chercheurs locaux et internationaux. Le programme couvrait trois territoires encore peu inventoriés : les Saintes, Marie-Galante et la Désirade.
« Une cinquantaine de nouvelles espèces pour les espèces marines, une trentaine pour la botanique, plus d’une quarantaine pour les insectes », détaille Sylvie Gustave-Dit-Duflo, présidente de l’ARB-IG. Un bilan impressionnant, qui dépasse les attentes initiales. « Cela nous fait progresser sur l’acquisition de données », ajoute-t-elle.
L’objectif est de compléter l’inventaire biologique de la Guadeloupe, d’identifier les espèces rares ou endémiques, et d’établir les premières étapes d’une protection et d’une valorisation future. La démarche s’inscrit dans une dynamique scientifique sur le temps long.
Parmi les découvertes les plus marquantes « un nouveau scorpion, la quatrième espèce de scorpion de la Désirade, très petit, relativement blanc, très discret », décrit Julien Touroult. À ses côtés, un coléoptère d’un centimètre a également été recensé. Mais ce sont surtout les mouches – les diptères – qui composent « le plus gros contingent » des espèces terrestres observées.
À Marie-Galante, les résultats dépassent toutes les projections. « Jusque-là sous-inventoriée », l’île enregistre une hausse de 42 % du nombre d’espèces connues.



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