Capesterre Belle-Eau a inauguré mardi 12 août dernier son épicerie solidaire, avenue Paul Lacavé dans les locaux précédemment occupés par le Centre communal d’action sociale (CCAS). « Ce moment n’est pas seulement l’aboutissement d’un projet, mais le début d’une aventure humaine et collective » indique la commune. Le coupé de ruban a été réalisé en présence du maire Jean-Philippe Courtois, d’Arnaud Duranthon, sous-préfet chargé de la cohésion sociale, du travail et de la politique de la ville, ainsi que du curé de la paroisse catholique, Eugène Kaze.
L’épicerie solidaire propose des produits alimentaires et d’hygiène à prix réduits, destinés aux personnes confrontées à des difficultés économiques. Le principe repose sur l’accès à une offre de proximité qui permet aux bénéficiaires de choisir librement leurs achats, dans un cadre comparable à celui d’un commerce ordinaire. Cette formule vise à « préserver la dignité des usagers ». Avec le soutien de l’État, la commune, la CAF, le CCAS, les producteurs et commerçants, « les produits de première nécessité proposés seront vendus avec une remise de 30 % ».
Le choix de la commune de s’associer avec Umiba actions de vie pour gérer son épicerie solidaire viole le principe de neutralité religieuse qui régit l’action publique. Bien que répertoriée sur la plateforme gouvernementale jeveuxaider.gouv.fr, la structure évangélique affiche une vocation prosélyte ouverte. Implantée en Guadeloupe, en Martinique et à Paris, l’association brouille les frontières entre secours public, influence religieuse et propagande confessionnelle.
Le jour de l’inauguration Kathia Passecoutrin, responsable de l’association Umiba, a confié à la radio RCI son enthousiasme : « C’est avec un grand plaisir que nous nous offrons au public défavorisé cet établissement, un espace de bienveillance où nous accueillons les démunis. Ce projet est porté par l’association UMIBA, qui œuvre depuis plus d’une vingtaine d’années en Guadeloupe pour la cause des personnes en précarité. Nous avons vraiment à cœur de les aider, de les accompagner. » Un élan de solidarité qui ne fait pas oublier la ligne jaune : garantir que l’aide alimentaire ne devienne pas, in fine, un prétexte pour convertir des bénéficiaires en situation de vulnérabilité.

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