Le dimanche 17 mars, la ville de Santiago de los Caballeros a célébré l'inauguration de son tout premier téléphérique (le 3e téléphérique du pays)

« Nous adressons nos félicitations à tous les Dominicains pour cette belle réalisation » s’est réjouie l’ambassade de France en République dominicaine. Le dimanche 17 mars, la ville de Santiago de los Caballeros a célébré l’inauguration de son tout premier téléphérique (le 3e téléphérique du pays), une avancée majeure pour cette ville de 965 040 habitants, située dans la deuxième province la plus peuplée de la République dominicaine.

L’Ambassadeur de France en République dominicaine, Éric Fournier (chapeau à la main), assiste à l’inauguration du téléphérique de Santiago le 17 mars en République dominicaine.

Construit par l’entreprise française Poma, leader mondial des systèmes de téléphériques, ce téléphérique promet de transformer la ville, offrant une alternative de transport qui répond aux besoins de la population de ce pays des grandes antilles.

Devant les invités réunis pour l’occasion, le président du pays Luis Abinader a souligné que ce système de transport « est la réponse que le gouvernement donne aux besoins du peuple. De votre peuple qui travaille dur. À qui nous devons toujours redonner […] pour œuvrer à l’amélioration de leurs conditions de vie ». Dans son discours inaugural, le président dominicain a rappelé que « le 29 septembre 2021, nous étions dans ce même endroit pour donner le premier signal pour le début de la construction de cet ouvrage que nous livrons aujourd’hui à tous les habitants de Santiago et ainsi matérialiser ce qui est l’une des principales initiatives de notre gestion, le système de transport Intégré de Santiago, comme une alternative qui nous permettra d’apporter une solution à l’un des plus grands problèmes sociaux de la République dominicaine, qui est sans aucun doute le transport terrestre ».

Ce premier tronçon de la ligne 1 du téléphérique dominicain représente un investissement de 6 544 millions de pesos, soit environ 101 millions d’euros. Avec une longueur de 4 kilomètres bouclés en 10 minutes, 4 stations et 83 cabines à pinces amovibles, ce système de transport par câble pourra transporter plus de 64 000 passagers par jour et atteindra à terme 123 cabines.

Le téléphérique doit désengorger le réseau routier de Santiago de los Caballeros chef-lieu de la deuxième province la plus peuplée de la République dominicaine.

Autre projet insulaire

Poma a également réalisé une installation similaire à Saint-Denis de La Réunion, il y a deux ans. L’entreprise a inauguré la première ligne de téléphérique urbain de Saint-Denis de La Réunion, entré en service le 15 mars 2022. L’équipement a été financé par la communauté intercommunale du nord de La Réunion (Cinor).

Son coût final a atteint 54 millions d’euros, dont 16 millions apportés par l’Europe et le conseil régional. Long de 2,7 km, il compte 46 cabines, 5 gares avec pour but de désengorger les routes sinueuses reliant les pentes résidentielles au littoral où se concentre l’activité économique. La Cinor tablait sur 6 000 passagers par jour. En novembre 2023, le succès est au rendez-vous avec environ 7 000 voyages par jour selon le gestionnaire.

Les coûts de revient au mètre linéaire sont comparables entre les deux projets. 25 250 €/mètre pour Saint-Denis et 20 000 €/mètre pour le dominicain. Mais ramenés à l’usager, le téléphérique réunionnais (7 714 €/usager) apparaît cinq fois plus cher que celui de Santiago (1 578 €/usager). Une différence significative qui souligne combien ces équipements sont pertinents dans des territoires qui sont déjà, ou font le choix de la densité urbaine.

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