Sept coureurs récemment contrôlés positifs, un trafic de substances illicites dernier cri, des sportifs et des dirigeants de clubs soupçonnés d’être impliqués, des cyclistes qui s’accusent en pleine compétition. Le 66eour cycliste de Guadeloupe prend le départ dans une ambiance sulfureuse.
Les sept coureurs qui ont été contrôlés positifs avec des substances lourdes (EPO Cerca, produit dernier cri des substances dopantes) le samedi 26 mars 2016 à Deshaies, lors de l’opération enclenchée par l’Agence française contre le dopage (AFLD) sur le grand prix cycliste de la CANBT, ne participeront pas au 66ème Tour cycliste de Guadeloupe. » Fendley Boyeau, Jonathan Camargo Mendoza, Johan Dartron, Jonathan Louis, Adam Joseph Pierzga, Jean-Marie Boyo et Luis Sablon ne se sont pas inscrits au Tour » a déclaré Philibert Mouëza, le président du comité régional cycliste de Guadeloupe, mardi 26 juillet au Courrier de Guadeloupe. Cette auto purge du peloton ne fait pas disparaître d’un coup la gangrène qui ronge le cyclisme guadeloupéen. À deux jours du départ de la compétition sportive la plus populaire de Guadeloupe, la question du dopage est dans toutes les têtes. Y compris dans celle des coureurs qui n’hésitent plus à s’accuser les uns les autres en pleine compétition. » J’ai fait des conneries. J’ai payé. Maintenant, je me tiens droit. Mais toi, il faut que tu arrêtes. Tu sais que je sais ce que tu fais. Je suis déjà venu chez toi « . C’est dans ces termes que Nicolas Dumont a invectivé devant les autres coureurs, Daniel Bernal sur la ligne de départ de la dernière étape du récent tour de Marie-Galante. Des propos confirmés par une dizaine de coureurs que Le Courrier de Guadeloupe a contactés. La veille, Daniel Bernal avait remporté l’étape du contre-la-montre de l’épreuve dans un temps canon. Classé 2ème, Nicolas Dumont a refusé de monter sur le podium enfreignant ainsi le protocole. L’ambiance est détestable dans le peloton depuis le coup de filet organisé par l’AFLD. L’opération n’a pas révélé que le dopage des coureurs. Les enquêteurs parlent aussi d’un réseau de distribution et de vente de substances illicites où seraient impliqués certains dirigeants de clubs et des coureurs devenus fournisseurs. C’est dans ce contexte sulfureux que les 151 coureurs inscrits participeront cette année à l’épreuve. Ils évolueront au sein de 18 clubs guadeloupéens et neuf équipes invitées : Martinique, France (La Défense, l’Ain et Team Po Imo), Japon, Allemagne, République dominicaine, États-Unis et une sélection de la Caraïbe. Le budget du Tour 2 016 s’élève 600 000 euros environ a indiqué Philibert Mouëza président du comité régional de cyclisme, ajoutant : » Nous voulons que ce Tour soit le plus beau de l’histoire. Nous y avons mis tous les moyens et apporté plusieurs améliorations « . Reste à savoir si le public fera fi des affaires de dopage.
Coup d’envoi du 66ème tour cycliste de la Guadeloupe vendredi 29 juillet
Du vendredi 29 juillet au dimanche 7 août, 151 coureurs devront rivaliser d’endurance et de persévérance pour pouvoir remporter le 66ème Tour cycliste de Guadeloupe. Parmi les coureurs à suivre de près se trouve le tenant du titre, Boris Carène. Après avoir été annoncé dans plusieurs clubs, il a décidé de signer à nouveau avec l’ASBM de Baie-Mahault. Pour rappel, il a déjà remporté le Tour cycliste de Guadeloupe à deux reprises, en 2011 et en 2015. Enfin, il convient de noter que le peloton comptera neuf invités, dont l’Inteja Dominican Cycling emmenée par Diego Milan Jimenez et Bridgestone emmenée par Thomas Lebas.
Les étapes de l’épreuve
• Vendredi 29 juillet de 15 heures à 17 h 30 : Pointe-à-Pitre/Pointe-à-Pitre. Contre-la-montre individuel de 2,2 km, de Peugeot Auto Guadeloupe à la gare routière. Départ fictif à la mairie de Pointe-à-Pitre.
• Samedi 30 juillet de 10 heures à 14 heures : Pointe-à-Pitre/Petit-Canal. 1ère étape de 163 km, de la mairie de Pointe-à-Pitre au stade de Petit-Canal. Sommets de Salines (Le Gosier) et Porte d’Enfer (Anse-Bertrand). Sprints du cimetière de Sainte-Anne, de la maison coloniale Zevallos (Le Moule) et du stade de Petit-Canal.
• Dimanche 31 juillet de 9 heures à 11 h 30 : Petit-Canal/Vieux-Habitants. 2e étape de 100 km, de la mairie de Petit-Canal à celle de Vieux-Habitants. Sommet de Salé (Capesterre-Belle-Eau). Sprints d’Arnouville TDF (Petit-Bourg) et de l’école Sainte-Marie (Capesterre-Belle-Eau).
• Dimanche 31 juillet de 15 heures à 17 h 30 : Basse-Terre/Saint- Claude. Contre-la-montre individuel de 6 km, de la mairie de Basse-Terre à celle de Saint-Claude. Sommet de la mairie de Saint-Claude.
• Lundi 1er août de 10 heures à 14 heures : Vieux-Habitants/Sainte-Rose. 3e étape de 156 km, de la mairie de Vieux-Habitants au SDIS de Sainte-Rose. Sommet de Petit-Havre (Le Gosier). Sprints du cimetière de Trois-Rivières, de l’école Sainte-Marie (Capesterre-Belle-Eau) et du centre culturel de Sainte-Anne.
• Mardi 2 août de 10 heures à 14 heures : Sainte-Rose/Petit-Bourg. 4e étape de 148 km, de la maire de Sainte-Rose à la station-service de Petit-Bourg. Sommets de Frédérik (Deshaies), Baillargent (Pointe-Noire), Pigeon (Bouillante) et Vernou (Petit-Bourg). Sprints de la plage Clugny (Deshaies), de la mairie de Vieux-Habitants et du centre technique de Petit-Bourg.
• Mercredi 3 août de 10 heures à 14 heures : Petit-Bourg/Bouillante. 5e étape de 156 km, de la mairie de Petit-Bourg au stade de Bouillante. Sommets de Moreau (Le Gosier), Vernou (Petit-Bourg) et de la plage de Malendure (Pointe-Noire). Sprints de Carangaise (Capesterre-Belle-Eau), Petit-Pérou C/A (Les Abymes) et Arnouville TDF (Petit-Bourg).
• Jeudi 4 août de 10 heures à 13 h 30 : Bouillante/Saint-François. 6e étape de 146 km, du bourg de Bouillante à Saint-François Raisin Claire. Sommets de Salines (Le Gosier). Sprints de la mairie de Vieux-Habitants, de l’école Sainte-Marie (Capesterre-Belle-Eau) et du centre culturel de Sainte-Anne.
• Vendredi 5 août de 10 heures à 14 heures : Saint-François/Le Gosier. 7e étape de 154 km, de la mairie de Saint-François à la poste du Gosier. Sommet de Fonds Rose (Anse-Bertrand). Sprints de la maison coloniale Zévallos (Le Moule), du stade de Petit-Canal et de l’église Blanchet (Morne-à- l’Eau).
• Samedi 6 août de 9 heures à 11 h 30 : Le Gosier/Les Abymes. 8e étape de 105 km, de la mairie du Gosier au stade de Boisripeaux. Sommet du Masselas (Sainte-Anne et Les Abymes). Sprint de Boisripeaux (Les Abymes).
• Samedi 6 août de 15 heures à 19 heures : Les Abymes/Les Abymes. Contre-la-montre individuel de 20 km, de l’école Boisvin au stade de Boisripeaux.
• Dimanche 7 août de 13 heures à 16 heures : Les Abymes/Basse-Terre. 9e étape de 123 km, de la mairie des Abymes à la rue Lardenoy de Basse-Terre. Sommets de Salé (Capesterre-Belle-Eau). Sprints du pont de Poucet (Le Gosier), d’Arnouville TDF (Petit-Bourg) et de l’école Sainte-Marie (Capesterre-Belle-Eau).
INTERVIEW
André Alexis : » 16 % de dopés dans le peloton, c’est fantaisiste «
Des benjamins, des minimes, des cadets, des juniors pleins de talent qui en veulent, qui pratiquent sainement le cyclisme et qui ont des résultats la Guadeloupe en regorge. Selon André Alexis le dopage n’est qu’une sale affaire, qu’il faut combattre.
André Alexis a été un cycliste de renom de 1989 jusqu’à 2004. L’homme a fait vibrer la Guadeloupe. Avec son palmarès étoffé, et désormais entraîneur et consultant sur la télé Guadeloupe première, André Alexis est un vrai technicien de la compétition cycliste. Le Courrier de Guadeloupe l’a rencontré le mardi 26 à Jarry, à trois jours du départ du plus grand de l’événement cycliste de l’année.
le courrier de Guadeloupe : Vous êtes un ancien champion cycliste, faut-il absolument se doper si on veut être champion ?
André Alexis : Absolument pas. Je ne me suis jamais dopé et j’ai eu des résultats. À l’inverse, il y a des coureurs qui se dopent et qui n’ont jamais fait mieux qu’une place de 15ème dans une course de kermesse. Je pourrai me regarder dans un miroir et répéter ce que je viens de dire. J’étais dans un club où il y avait un ancien professionnel qui m’a plusieurs fois proposé des produits. J’ai toujours dit non. Un jour, il m’a dit qu’avec mon niveau un peu d’EPO me ferait gagner 4 km/h. Régis Maréchaux, avec qui j’ai couru et dont j’ai été ensuite l’entraîneur, ne s’est jamais dopé. Il a été champion minime, cadet, junior, sénior de la Guadeloupe et il a gagné le championnat des DOM. Aujourd’hui, il est champion UFOLEP.
Quelle est l’ampleur du phénomène du dopage dans le peloton ?
Le problème est sérieux. Lorsque quelqu’un prend de l’hormone de croissance associée à de l’EPO, il y a de quoi s’inquiéter. C’est sa vie qu’il joue. Les coureurs confondus de dopage ne vont pas courir le Tour. Ils sont toutefois obligés de rouler comme s’ils devaient participer à la compétition. Je les vois sur la route à fond. S’ils ne montent pas sur leur vélo, avec la prise d’EPO ils risquent des accidents de santé. Il y a des gens pas très nets dans l’entourage proche des coureurs. Il faut les éloigner des clubs cyclistes et des cyclistes. J’ajoute, car je l’ai vu, qu’il est très facile de se procurer les produits dopants. Cela peut venir de Colombie ou de l’Europe de l’Est, mais il est tout aussi facile d’obtenir de l’EPO en Guadeloupe avec la complicité de certaines personnes proches des professions de santé.
Tous les coureurs sont dopés ? Il est faux de dire que tous les coureurs sont chargés. Le chiffre de 16 % de dopés dans le peloton est tout-à-fait fantaisiste (suite au contrôle anti-dopage massif effectué à Deshaies, le 26 mars, à l’occasion de la dernière étape du Grand prix de la CANBT l’Agence française de lutte contre le dopage établit dans son rapport que « sept échantillons sanguins et urinaires prélevés (pour 99 partants), ont abouti à des résultats anormaux, soit un taux de positivité record (16,6 %) par rapport à la moyenne nationale comprise entre 1 et 2 % « , ndlr). Tous les gendarmes ne sont pas des ripoux. Nous avons des jeunes extraordinaires qui ont envie de pratiquer honnêtement ce sport, et qui obtiennent des résultats. J’assure l’entraînement d’une demi-douzaine d’entre eux. Je vous affirme que l’avenir du cyclisme guadeloupéen est préservé.
Quel est l’impact sur le public ?
Le Cyclisme est toujours aussi populaire. Même si aujourd’hui un sondage dirait que 40 % des gens sont sceptiques quant aux performances des coureurs. Les premières victimes de cette situation sont ceux qui n’ont jamais rien pris. Et ils sont très nombreux. Nous avons de jeunes minimes, cadets pleins de talent. Ils ne méritent pas de porter ce fardeau que veulent leur laisser les briseurs de rêve. Le vélo est un sport qui n’a pas besoin de potion. On croit pouvoir aller plus vite en se dopant. On ne va pas plus vite.
Alors comment expliquer que certains se laissent tenter ?
Le refus de s’entraîner, la peur de s’astreindre à une discipline rigoureuse, l’envie d’être à tout prix sous les feux des projecteurs, d’être adulé. Il n’y a même pas l’appât du gain comme chez les professionnels. C’est un petit calcul.
À qui la faute ?
Les clubs, le monde associatif en général, les parents. On ne lâche pas un enfant entre les mains d’un encadrant qui a un passé de dopé. C’est aussi la faute à la société qui demande chaque jour plus d’exploits.
Quelles mesures faut-il prendre aujourd’hui en termes de prévention ?
Chez les petits, instaurer que tout le monde vienne saluer sobrement le vainqueur d’une épreuve. Une manière de montrer que tout le monde est sur le même pied d’égalité. Demander aux parents qu’ils s’abstiennent d’encourager outrageusement leurs enfants. Instaurer des contrôles très tôt et partout. Organiser la législation de telle sorte que tout contrevenant soit radié à vie de la pratique de toute discipline sportive. Ne plus se contenter des mea-culpa. Il faut rendre les trophées et rembourser l’argent gagné. La liste n’est pas exhaustive.
» Nous n’avons pas pris de mesure particulière «
Philibert Mouëza préside le comité régional cycliste de Guadeloupe coordonne l’organisation du Tour depuis 2013. Il dit s’en remettre à la fédération française de cyclisme en ce qui concerne la lutte contre le dopage.
Le courrier de Guadeloupe : Après les récentes affaires dans les courses cyclistes en Guadeloupe, avez-vous pris des mesures pour lutter contre le dopage sur le Tour ?
Philibert Mouëza : Non, nous n’avons pris aucune mesure. Le travail se fait par le médecin fédéral, ce n’est pas le rôle du comité régional. Notre rôle est de demander à la fédération française qu’il y ait un suivi dans cette partie médicale. Cette affaire n’est pas terminée, nous n’en avons pas encore les éléments. Nous aurions souhaité que ça ne se passe pas chez nous, même si dès notre arrivée en 2013, nous sentions le malaise qu’il y avait dans le peloton. Nous sommes là pour continuer à travailler pour que cela n’arrive plus. Pour protéger la santé de nos athlètes. Le médecin est en train de mettre en place une organisation dans le but de faire passer l’information à travers les clubs afin que les coureurs prennent vraiment cette histoire au sérieux. Nous sommes avec lui et essayons de faire diminuer le dopage.
Quelles actions concrètes avez-vous menées ces dernières années contre le dopage ?
Le médecin a animé des colloques afin de sensibiliser les coureurs. Nous sommes associés à la fédération. Après, chacun reste dans son rôle. Cette histoire qui s’est passée en Guadeloupe, je préfère ne pas en parler parce que ce n’est pas nous qui gérons cette affaire. C’est une affaire importante. Je préfère laisser la parole à ceux qui ont mis en place cette opération.
L’organisation du Tour a-t-elle changé cette année ?
L’organisation du Tour en elle-même n’a pas été touchée. Ce n’est pas seulement en Guadeloupe que ça se passe, c’est partout dans le monde. Et le rôle de chaque responsable de club, de chaque président de comité, c’est de tout mettre en place afin d’accompagner les jeunes, leur faire comprendre ce mal qui touche le cyclisme. Sur le Tour, dans le village, il y aura un espace médical de la Région, pour parler aux jeunes et leur expliquer les soucis de santé et les maladies que génère le dopage.
Le Dr Denis Lethuillier se dit dégoûté
Médecin anti-dopage sur le Tour de Guadeloupe pendant plus d’une dizaine d’années, Denis Lethullier s’est retiré, dégoûté par le dopage. Le Courrier de Guadeloupe l’a rencontré à quelques jours du départ du Tour 2 016.
» Le sportif qui veut tricher trouvera toujours quelque chose, un téléphone qui sonne par exemple qui lui permettra de contester la procédure. Face à cela, je suis impuissant « . Le médecin qui nous reçoit répond aux questions par bribes. Désabusé. Avant d’être agrémenté médecin anti-dopage par la Direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, Denis Lethuillier était avant tout médecin du sport. Sur le Tour, il a effectué des contrôles systématiques. Deux à trois coureurs étaient contrôlés. » Le premier arrivé et deux autres tirés au sort étaient convoqués à un horaire et à un lieu défini après leur arrivée » explique le médecin. » La procédure est rigoureuse, la simple irruption d’une personne dans la pièce peut tout compromettre » observe-t-il. À la fin du contrôle, deux échantillons d’urines sont envoyés sous anonymat au seul laboratoire habilité pour le dopage en France, à Chantenay-Malabry. Le premier échantillon est analysé par le laboratoire à l’abri des regards. En revanche, si le contenu s’avère positif, le sportif concerné, son huissier et représentant de club sont invités à se rendre au laboratoire pour que le test du second échantillon soit effectué sous leurs yeux. « Au-delà de faire annuler la procédure, certains cyclistes falsifient leurs urines. Par exemple, bien que l’on soit obligé de les regarder, ils glissent une pipette dans leur pantalon contenant une autre urine « , déclare le verbe haut, l’homme dans son cabinet.
Une vie guère longue
Depuis quatre ans maintenant, ce médecin qui préfère considérer l’individu sur l’ensemble de son existence et non le résumer à sa carrière sportive ne veut plus contrôler les coureurs du Tour cycliste de Guadeloupe. » Je suis écœuré par le dopage, c’est une pratique organisée » diagnostique-t-il. Denis Lethullier évoque un souvenir qu’il dit ne pouvoir oublier. Un soir alors qu’il avait été appelé dans une » maison étape » sur le Tour de Guadeloupe pour s’assurer de la santé des cyclistes, dans une salle se trouvait plusieurs coureurs sous perfusion. » Je me suis sauvé pour ne pas être complice de ce qui semblait être du dopage » confie-t-il. D’un ton grave, il pose un problème de fond. Il soutient que les sportifs qui se dopent sont conscients des risques. « En tant que médecin, j’essaye d’expliquer aux patients qu’ils vont certes être champions mais qu’ils seront malheureux toute leur vie et encore, leur vie ne sera guère longue. Beaucoup développent des insuffisances rénales ou encore des cancers de l’estomac » explique Denis Lethuillier citant des athlètes concernés par des morts prématurées. Dans ce sombre tableau, le médecin s’accroche à la toute dernière nouveauté du contrôle anti-dopage. C’est le développement d’une étude physiologique pour détecter les sportifs dopés. Denis Lethuillier explique que » les données physiques des sportifs sont enregistrées et si l’évolution de ces dernières est trop impressionnante en quelques mois ou années, cela vaut pour preuve légale de dopage « . Le médecin est convaincu que cette méthode est l’avenir du contrôle anti-dopage.
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