Le festival ILOjazz a commencé par une conférence au cours de laquelle des intervenants de grande qualité, Alex Pétro ou Gérard Gros, ont resitué notre rapport avec les aspects multiformes du jazz. Plus tard Esther Myrtil accompagnée par Charly Chovino, Max Kiavué et Steve Browman, a soufflé des mots forts, incandescents, tantôt sur un tourbillon de swings, tantôt entre deux fulgurances mélodiques. Le ton était donné. Mardi fut consacré aux enfants. Là Tony Lodin batteur, Stéphane Nabajoth Ka, Steve Browman piano, Jack Dickens saxophone, ont réussi a capté l’attention des tout-petits. Le soir les plus grands – à partir de 13 ans — ont pu savourer au Rex un film d’animation intitulé Chico et Rita. Là encore il fut bien sûr question de musique et de jazz. Le mercredi et le jeudi se succédèrent expositions, karaoké, graphisme, toujours autour de la thématique jazz. À signaler également le vendredi, au Rex, la projection du film Adieu Cuba d’Andy Garcia.
Quand la musique déambule…
ILOjazz a retenu une formule qui laisse libre cours aux spectateurs d’aller et venir d’un spectacle à l’autre dans la ville. Ce sont les déambulations qui commencent le samedi 15 et se déroulent entre 9 et 14 heures. Plusieurs groupes se produiront : le Marie-Galante Jazz Group emmené par Camille Sopran’n joue place de l’hôtel de ville. Rasin Gwada est place des Cités Unies avec Teddy Pélissier. Le groupe Horizon se produit au marché aux Épices avec notamment Christian Laviso et Olivier Vamur, Michel Mado senktèt, outre Michel Mado, regroupe les frères d’Huy, Éric Nanquin et Klod Kiavué. Le groupe joue devant le Pavillon de la Ville. Le Project Quartet joue esplanade BNP.
Billy Cobham, roi de la polyrythmie

Cette année, le festival ILOjazz s’est offert pour parrain Billy Cobham, un musicien au talent exceptionnel, reconnu par les plus grands. Panaméen, Billy Cobham est le batteur qu’on s’arrachait dans les années 70. Avec Miles Davis, il a inventé le jazz fusion et s’est beaucoup imprégné du rock et du funk. Sa grande époque est celle du Mahavishnu orchestra. Mais il a joué aussi avec les plus grands : Miles Davis, Ron Carter, John Mac Laughin, Stanley Clark, Georges Benson, Carlos Santana, Kenny Burrel, Milt Jackson, Herbie Hancock entre autres. Billy Cobham se produira sur la place de la Victoire le dimanche 16 décembre à partir de 21 heures en clôture d’ILOjazz. Auparavant le samedi 10 heures, il aura animé une master class au centre culturel de Sonis.
Les Afro caribéens donnent le La

Les premiers concerts d’ILOjazz 2012 débutent le vendredi 14 décembre. C’est le groupe de Yann Négrit guitariste né à Paris dans lequel figure l’excellent bassiste Michel Alibo qui ouvre le bal. Ce jeune guitariste fusionne le jazz avec d’autres rythmes et d’autres sonorités. Son album métal-jazz marie le jazz, le métal et le ka. Une véritable innovation. Le concert a lieu à partir de 19 heures au centre culturel de Sonis. Respè pou ayiti suit à partir de 20 h 30. Là encore à ne pas rater Sonny Troupé aux percussions. Enfin à 22 heures toujours au centre culturel Sonis, se produit Cheik TiDiane Seck avec ses musiciens. Cheik TiDiane Seck est multi-instrumentiste mais c’est surtout un excellent clavier. Il a accompagné Jimmy Cliff, Féla, Carlos Santana.
Urban Jazz, laissez-vous entraîner !

La fête se poursuit le samedi toujours au centre culturel Sonis. Cette fois place à la musique urbaine. Le premier groupe à se produire est Tysmé x Maqflah, à 20 heures. Les amateurs de rap et de hip-hop seront ravis. Tysmé x Maqflah est le créateur avec Daly, Darkman, Shèwkan et Edinyo du groupe la Horde Noire dont on connaît le titre Mi la sa ka bay. Suit à 22 heures Akua Naru, une voix singulière et envoûtante. Mais on ne sort pas du genre. AKua Naru intègre toutefois des éléments jazz et soul à sa musique. Américaine, elle vit en Allemagne après avoir séjourné en Chine et au Ghana dont elle est originaire. Akua Naru est une vraie personnalité du hip-hop. Le festival est éclectique !
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