Pointe-à-Pitre a conclu sa première campagne de l’année, ciblant des adversaires à la fois insaisissables et omniprésents : les rats. Cette initiative, qui s’est terminée le vendredi 16 février, marque l’engagement de la municipalité à assainir l’espace public et à sauvegarder la santé de ses habitants ainsi que celle des visiteurs de la ville sous-préfecture.
Un communiqué publié le lundi 19 février indique que cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus vaste de lutte contre les nuisibles. « Consciente de l’importance de maintenir une hygiène et une santé publique irréprochables, la Ville de Pointe-à-Pitre, en collaboration avec Guad’en, a déployé une action de terrain considérable, » précise la municipalité.
Il est possible que les habitants de Pointe-à-Pitre aient observé des techniciens, actifs du lever au coucher du soleil, avec un objectif clair : diminuer significativement la population rongeuse de la ville.
Nadia Davila témoigne via Internet : « Pas eu le temps de les rattraper. La vieille bâtisse à côté de chez moi en a grandement besoin. Ça représente un budget mensuel conséquent pour acheter du poison. » Elle souligne l’importance d’une synergie entre les initiatives publiques et privées, incluant la ville, les bailleurs sociaux propriétaires d’un large parc de logements pointois, et les privés (particuliers et professionnels), afin d’orchestrer une riposte efficace et sûre contre ces envahisseurs.

Bien que le dialogue entre la municipalité et les bailleurs sociaux doive encore être amélioré, le communiqué municipal vise à informer les privés, leur offrant ainsi l’opportunité de prendre des initiatives personnelles de dératisation.
La ville prévoit de rendre ces campagnes périodiques, avec des sessions planifiées tous les trimestres. La prochaine intervention est fixée pour la période de Pâques.
Une méthode particulière a été choisie pour la distribution des appâts : des sachets d’environ 10g contenant une pâte raticide bleue sont directement placés sur le sol dans divers lieux publics. Cette approche, plus avantageuse économiquement que l’installation des sachets dans les bouches d’égout ou dans des boîtes d’appâtage, comporte cependant des risques, en particulier pour les animaux domestiques et les jeunes enfants, qui pourraient entrer en contact avec le poison. La vigilance des adultes est requise.
Poster un commentaire