Pour certaines mairies, la prochaine échéance électorale s’annonce comme un véritable défi à relever. En six ans, les opposants ont eu le temps de fourbir leurs armes. Des alliances se sont faites (ou se trament) et la bataille de réseau ou d’influence risque de faire rage. Panorama des villes où l’on pourrait assister à quelques coups de théâtre. P.R.
Les points chauds
Basse-Terre
Attalah à la conquête de la forteresse Lucette

Basse-Terre est l’objet de toutes les attentions. De fait, on a presque envie de dire que c’est là que cela va se passer. La ville administrée par Lucette Michaux Chevry qu’on connaît pour sa pugnacité au combat politique, est convoitée par le PS. Sa conquête signifierait la fin de la vie politique de Lucette et une sérieuse entorse à l’ambition politique de sa fille Marie-Luce Penchard, qui au final irait aux élections sur la liste que conduira sa mère. On dit aussi que Jean Michel Penchard, beaufrère de Marie-Luce pourrait soutenir le camp adverse. Pour quelles conséquences ? Personne ne sait. En face, chez les socialistes le débat consiste à savoir qui de Joël Lobeau, Jocelyn Mirre, ou André Attalah est le mieux placé. Jocelyn Mirre semble avoir de quoi s’occuper avec la présidence du port autonome. Restait donc en course Lobeau et Attalah. L’idée de voir Victorin Lurel venir se mesurer à LMC a même été évoquée. Selon nos informations c’est André Attalah qui tiendrait la corde. Les trois postulants en aurait convenu. Mais rien ne sera définitif avant octobre prochain date à laquelle le parti socialiste rendra officielle la liste des candidats investis. Guy Georges sera lui aussi candidat et probablement aussi Roland Ezelin. Des candidats qui pourraient peser sur le second tour. P-E.P.

Sainte-Rose
Alain Yacou en grand danger

Selon notre enquête l’équipe à la tête de la ville de Sainte-Rose connaît quelques turbulences. Fait notable : le maire Richard Yacou a privé Fauvert Savan deuxième adjoint au maire de sa délégation depuis le mois de juin dernier. D’aucuns disent que ce dernier aurait montré quelques velléités de candidature. Nul doute que Fauvert Savan même s’il n’est pas en position de l’emporter pourrait bien exercer contre le maire, le moment venu, sa capacité de nuisance. D’autres conseillers sont eux aussi en quasi dissidence c’est notamment le cas de M. Elusue. Dans cette ambiance plutôt terne, les couteaux ont déjà commencé à s’affuter. La grande nouveauté c’est la candidature probable de Claudine Bajazet. Elle pourrait à la fois bénéficier de l’électorat de son mari, ancien maire, et de l’appui de Victorin Lurel. Quant à Louis Daniel Justine, il serait du coup privé de l’électorat de Clodomir Bajazet dont il avait profité en 2008 et lors des dernières élections cantonales. Mais on dit aussi qu’il se serait rapproché de Richard Yacou. Il faudra compter aussi avec Adrien Baron, décidé à jouer à fond sa carte et qui laboure déjà le terrain. Et puis, il y a Alain Lesueur, lui aussi candidat, qui n’a pas renoncé à jouer un rôle dans sa ville. Bref, une foultitude de postulants pour un scrutin qui s’annonce d’ores-et-déjà serré et où le maire en place à de quoi se faire du souci. Il faut rappeler qu’en 2008, il était sorti vainqueur d’une triangulaire et n’avait réuni que 38% des voix. P-E.P.
Lamentin
Le duel Toribio/Sapotille

La passion sera une nouvelle fois de mise au Lamentin. Après les turbulences fin 2012 autour des déboires de José Toribio, son ex directeur de cabinet Adrien Baron congédié pour la circulation d’une missive de remontrances, l’éclatement de sa majorité qui lui avait enlevé la plupart de ses prérogatives, et bien sûr l’affaire des lampadaires pour laquelle il a été mis en examen, le maire du Lamentin a rebondi. Il a réussi à rassembler à nouveau son équipe et le voilà à nouveau prêt au combat. Face à lui Jocelyn sapotille 1er vice-président du conseil régional qui sera très certainement son seul véritable adversaire et qui a tout le soutien de Victorin Lurel. Reinette Julliard étant inéligible. Une réalité qu’elle refuse d’ailleurs de regarder en face persuadée qu’elle pourra être candidate. La triangulaire avait toujours donné un scrutin serré entre ces trois protagonistes. Difficile de dire dans quelle direction l’électorat de Reinette Julliard va bouger. Le Lamentin reste l’une des places indécises du prochain scrutin municipal. P-E.P.

Sainte-Anne
Blaise poussé vers la falaise ?
Telles qu’elles se dessinent pour l’instant, les tendances indiquent que cette prochaine échéance électorale ne sera pas, pour Blaise Aldo, un long fleuve tranquille. Les tractations en cours laissent penser que l’alliance menée par Christian Baptiste et Jacques Kancel en 2008 pourrait remettre le couvert. « La gestion de la ville a été mauvaise et nous pouvons en faire la démonstration. Bien sûr, les municipales arrivant, le ballet de la fête patronale et autres mesures de circonstance a commencé, mais ne fera pas oublier que la ville n’a quasiment pas eu de politique culturelle ou sportive. Les conditions de travail des personnels des écoles sont exécrables et la politique économique de la ville ne permet pas d’attirer de nouveaux investisseurs » argue Jacques Kancel (gauche alternative). Blaise Aldo connu pour être un fin tacticien est déjà sur le terrain. P.R.
Pointe-à-Pitre
Les deux beaux-frères réconciliés

Ce n’est plus un scoop tant la rumeur de plus en plus persistante bruissait. La bataille municipale à Pointe-àPitre n’aura pas en 2014 le caractère fratricide qu’elle avait en 2008. Georges Brédent et Jacques Bangou ont fumé ensemble le calumet de la paix et se présenteront à l’élection municipale sous la même bannière. Celle du maire sortant évidemment. Difficile de connaître dès à présent les termes du ralliement. Ce qui est sûr, c’est que les colistiers des deux leaders auront du mal à être tous sur la liste. L’alliance des deux beaux-frères qui chacun avait totalisé le plus grand nombre de voix en 2008 pourrait laisser croire que l’affaire est pliée. Mais la politique n’est pas simple arithmétique, et Harry Durimel candidat depuis longtemps déclaré ne l’entend certainement pas de cette oreille. D’ailleurs de ce côté aussi une coalition serait en gestation. Elle regrouperait Harry Durimel de caraïbe écologie – les verts, Claude Barfleur du parti socialiste, soutenu par des membres imminents de la communauté libanaise, Medhy Keita passé aux incorruptibles, Eliane Vespasien, Louis Dessout. Même si aucun accord n’est signé ça discute ferme de réunions en réunions. Les thèmes forts de la campagne pourraient tourner autour de la situation financière de la ville, des grands travaux prévus en collaboration étroite avec Cap excellence tel le projet de tramway et ceux de la seconde rénovation urbaine prévus dans le cadre de l’ANRU. Mais la campagne apportera sûrement son lot de controverses et débats. Sait-on Jamais ? P-E.P.
Gosier
De l’union à la réunion

Petits fours, gratins, fricassés en tout genre et une bonne rasade de champagne pour faire descendre le tout. Une fête au Gosier ? Certainement, mais politique et avec un pare-terre de personnalités qui ne laisse plus aucun doute : les municipales 2014 sont lancées. Avec des soutiens comme celui du président du conseil général Jacques Gillot, ou encore de la Région avec la présence de Marie-Camille Mounien, Jean-Pierre Dupont a sorti la grosse artillerie pour annoncer sa candidature aux prochaines élections. Oubliés les clivages d’hier, le locataire de la mairie est aujourd’hui un homme fort de nouvelles inimités abolies. C’est avec surprise que les administrés ont pu voir Christian Thénard et Jean-Claude Christophe aux côtés de celui qui fut leur adversaire de toujours. « Nous avons simplement réalisé qu’il n’y avait pas de grandes divergences dans la cohérence de la gouvernance », argumente Christian Thénard, de Ensemble pour le changement. Un discours qui reste difficile à concevoir et que d’autres récupèrent et analysent avec un regard moins neutre : « Je vois dans cette alliance d’autres raisons que le discours qu’ils nous servent », commence Cédric Cornet « Face à la dynamique mise en place et l’adhésion de la population, les dinosaures du Gosier montrent qu’ils ont peur et je ne crains pas, je suis même flatté de voir qu’ils se sentent obligés de s’allier », achève le jeune conseiller régional. Si l’analyse de cette réunion gosérienne demande quand même certaines nuances, les motivations de ce rassemblement n’est pas sans couleur politique et il faut peut-être voir dans la présence du président du conseil général Jacques Gillot une première piste d’explication. Particulièrement lorsqu’il évoque la Guadeloupe de demain avec une force et une conviction aussi poussée qu’intéressée. E.W.
Pointe-Noire
Sinivassin l’inattendu, Jean-Charles le trublion

La ville du bois perd son sénateur-maire Félix Desplan au bout de deux mandats. « J’ai annoncé depuis longtemps que je renonçais à me présenter aux élections municipales de 2014 en tant que tête de liste car mes fonctions de sénateur exigent que je sois une majeure partie du temps en France, les deux postes sont donc incompatibles pour la bonne administration de la ville. » explique le maire sortant. Il admet aussi avoir anticipé le vote et l’application de la loi contre le cumul des mandats priorité du gouvernement Hollande. Mais son retrait pose automatiquement la question de l’adoubement d’un successeur. Plusieurs personnalités ont émergé pour prétendre au poste. Cet enthousiasme soudain a fait émerger l’idée de primaires. Mais à l’heure fatidique, seul Tony Sinivassin aurait posé une candidature claire et nette. Vainqueur sans combat, il est désigné tête de proue de la liste sortante et prend la place de 1 adjoint. Il aurait paru logique que Christian Jean-Charles, l’ancien 1er adjoint soit désigné malgré les autres candidatures, mais c’est sans compter la nette dégradation des relations entre ce-dernier et Félix Desplan. « Il est très difficile pour un maire qui divise son temps entre deux mandats de ne pas avoir confiance en son 1er adjoint, d’autant plus quand celui-ci ne cache pas ses ambitions personnelles ». Sorti du conseil municipal, Christian Jean-Charles compte donc faire cavalier seul. Il affrontera comme Félix Desplan, Camille Elisabeth qui reste dans son rôle de l’ennemi de toujours. De son côté, Tony Sinivassin dont on vante la discrétion devra (outre la force d’influence de son principal soutien) travailler sur son déficit de notoriété. P.R.
À CHANCE ÉGALE ?
Le match aura lieu
Saint-François, Grand-Bourg et Petit-Bourg font partie des communes où rien n’est joué d’avance et où ceci expliquant cela, la campagne s’annonce âpre et disputée. Il faudra donc le suivre de près pour se faire une réelle idée des forces en présence. Le Courrier de Guadeloupe vous emmène aux premières loges.
Petit-Bourg
Guy Losbar, si pwent a sel’

Au moment où les forces s’organisent, à Petit-Bourg, trois pôles se dégagent : l’équipe municipale sortante qui brigue un deuxième mandat, un pôle – encore mal dessiné – qui serait mené par Thierry Maximin, le petit fils de l’ancien maire Mariani Maximin, avec en arrière-plan, l’ex-maire Ary Broussillon. Et le dernier pôle mené par Richard Nébor, l’un des adversaires les plus sérieux de la majorité municipale. En dehors de ces pôles s’activerait Nestor Luce avec le soutien de l’UMP. « Nous sommes actuellement en pleines négociations afin de former un regroupement de toutes les mouvances politiques avec comme objectif la prise en main de la ville de Petit-Bourg » indique Richard Nébor. « Une campagne menée efficacement peut faire sauter Guy Losbar. Ils ne sont pas du tout sereins. Petit-Bourg s’annonce normalement comme une élection ouverte. » Pour appuyer leur campagne, les opposants avancent déjà deux arguments : la situation financière de la ville – déjà épinglée par la Cour Régionale des Comptes – plombée par une augmentation des dépenses de fonctionnement et le manque d’initiatives d’un maire dont la jeunesse aurait dû être un atout. Grosse suée en perspective. P.R.
Saint-François
L’ombre d’Ernest Moutoussamy plane

Ernest Moutoussamy a confirmé ne pas briguer de mandat pour ces municipales, mais cela ne l’empêche pas de jouer le rôle de l’empêcheur de tourner en rond pour la majorité en place. En effet, au lieu de monter au front, des membres importants du Rassemblement Démocratique Saint-franciscain (RDSF), tels que Richard Chaville, Roger Matou ou Jean-Luc Périan, se seraient fondus dans un Rassemblement progressiste composé de plusieurs mouvances politiques et mené par… Eric Rayapin, candidat déchu au premier tour des dernières élections puis rallié à la liste de Moutoussamy au second tour. Ce mouvement bénéficie – assez logiquement d’ailleurs – de sa bénédiction. Si ce n’était suffisant, il peut aussi compter sur quelques appuis à la région et sur l’épaule puissante et chaleureuse du ministre des outre-mer, Victorin Lurel. Ce bloc d’opposition viendrait se frotter au maire sortant, Laurent Bernier et à une liste à peine née, menée normalement par Laurent Petit du Moposs. Mais celui-ci pourrait être pénalisé par sa mauvaise presse. Laurent Bernier quant à lui peut toujours compter sur son réseau. P.R.
Petit-Canal
Changement versius statu quo

La petite commune ne devrait plus rester calme très longtemps. L’approche des municipales a réveillé les ambitions des uns et des autres mais aussi placé la commune à un carrefour décisif pour son développement. Alors que le maire sortant Florent Mitel peut penser rééditer une victoire même dans un mouchoir de poche face à son principal opposant Blaise Mornal grâce à sa gestion sans écart significatif de la commune, l’absence d’ambition de développement notamment en ce qui concerne le tourisme et l’intégration de la commune dans son environnement. « Depuis 2008, j’ai entamé un travail de terrain pour informer la population du statu quo dans lequel le maire laisse notre commune », commente Blaise Mornal. « Nous sommes dans un immobilisme, sans aucun projet de développement ou d’ambition de sortir la commune de son retrait et son isolement », continue l’opposant. L’homme quant à lui souhaite mettre en place une vraie politique culturel pour attirer les touristes mais aussi encadrer la coopération avec les communes environnantes ainsi qu’un valorisation du patrimoine de Petit-Canal. Pas de fuites en ce qui concernent le programme de Mitel qui lui n’a pas voulu même se prononcer sur sa présence aux élections. E.W.
Goyave
Comme un parfum de nouveauté

Face au maire sortant Ferdy Louisy l’opposition s’est trouvée un porte-parole charismatique en la personne de Rémi Senneville. Un Senneville qui a tout de suite embrassé l’art de la communication politique et reste prudent dans ses annonces : « Je suis un membre du conseil municipal passé à l’opposition qui œuvre avec l’alliance goyavienne pour une autre gestion de notre commune », explique-t-il. « Je ne me déclare pas encore candidat mais je dis que l’alliance goyavienne sera présente à tous les rendez-vous politiques ». Une annonce à peine voilée. Les autres candidats ne se sont pas encore présentés. E.W.
Anse-Bertrand
Claudy Movrel sur la sellette
Avec un bilan négatif, le maire sortant Donat Erie est en bien délicate position même ses intentions pour les prochaines élections ne sont pas encore exprimées. La commune accuse un déficit de 1,5 million d’euros et un taux de réalisation proche de zéro concernant les projets de développement. Un manque de dynamisme que son adversaire principal Edouard Delta exploite allègrement. E.W.
Bouillante
Bouillante sous pression
La commune ne portera jamais aussi bien son nom que durant les prochaines élections municipales. Loin de s’être refroidie, la chaudière bouillantaise n’a pas perdu en pression. Loin de là. Si le brouillard reste toujours aussi épais en ce qui concerne la candidature du conseiller régional Michel Brard, un autre, en la personne de Thierry Abelli, s’est officiellement déclaré. Le membre du conseil municipal passé à l’opposition est désormais épaulé par Philippe Chaulet, le détracteur le plus farouche d’un Jean-Claude Malo sortant, mais renforcé entre autre par sa réussite à replacer le budget de la commune dans un équilibre. « J’ai signé un plan de cocarde avec l’état pour un budget en déficit de 5,7 millions d’euros et aujourd’hui j’ai présenté un budget 2013 en équilibre devant la Cour des Comptes. Certes j’ai augmenté les impôts, mais j’ai mis en place un certain nombre de mesures pour développer la commune et la faire rentrer de plain-pied dans une logique de développement durable et d’aménagement du territoire pour améliorer les perspectives d’embauches ». Des arguments auxquels Thierry Abelli oppose les problèmes récurrent d’approvisionnement en eau de la commune qui pénalisent fortement le tourisme. « De plus il y a une absence totale de soutien accordé pour le dynamisme culturel de la ville à travers les associations ». Une élection qui s’annonce très disputée. E.W.
Gourbeyre
Jean-Luc Adémar, la flemme…

Les rumeurs quant au retrait de Jean-Luc Adémar vont bon train depuis deux mandats. Toutefois, il y a de fortes chances qu’il se représente, malgré quelques ennuis de santé. Marie-Luce Penchard qui aurait dû être parachutée ne le sera pas et au sein de sa majorité aucun leader n’a émergé. Du côté de l’opposition, c’est encore le flou artistique. « A Gourbeyre, il y a plusieurs oppositions, d’abord les socialistes, puis l’association Horizon Gourbeyre 2020 et le CIPPA, mais il faut qu’elles se coordonnent. Des négociations sont en cours pour voir qu’elles alliances peuvent se faire » selon Alain Plaisir membre du Comité d’Initiative pour un Projet Politique Alternatif. Aux dernières élections, le résultat de l’opposition n’avait pas été déshonorable mais entre-temps il n’y a pas eu de travail de terrain. Pourtant des failles existent et se logeraient notamment dans le manque d’enthousiasme des adjoints de Jean-Luc Adémar. « Il ne se représente à mon avis que pour ne pas perdre la Mairie ». P.R.
Grand-Bourg
Maryse Etzol joue l’échappée, Girard, Cimon, Accipe dans sa roue
La campagne a commencé dès le 14 mai dernier quand Patrice Tirolien après 24 ans de mandature a cédé la place à Maryse Etzol, son 1 adjoint. Pour ces municipales, elle devra compter avec trois opposants. L’ancien maire Jean Girard, Daniel Cimon, et Guy Accipe. Il se dit d’ailleurs que celui-ci examinerait attentivement – depuis près de deux mois – la proposition de ralliement qui lui a été faite par Jean Girard qui, lui, bénéficie d’une base électorale solide. Mais son image dans l’électorat grand-bourgeois est écornée. « Jean Girard est un excellent orateur et bénéficie de quelques voix qui lui sont acquises depuis longtemps. Mais il ne bénéficie plus de l’appui du GUSR » explique Daniel Cimon, petit nouveau dans l’échiquier politique grand-bourgeois mais qui est lancé depuis plusieurs mois dans un vaste travail de terrain auprès des déçus de Tirolien et de la jeunesse. De son côté, Maryse Etzol n’est pas à sous-estimer. Bien implantée dans le monde politique, son carnet de contacts (la région, le département, ministériel) peut transformer sa campagne en vrai rouleau compresseur politique. Sa carte maîtresse restant Patrice Tirolien. D’autre part, ne pouvant justifier que de neuf mois de mandat, les électeurs peuvent être tentés de lui laisser sa chance. Son point faible pourrait se cacher dans les dissidences qui émergent doucement au sein de son conseil municipal, et accentuées par le caractère, murmure-t-on tyrannique, de l’élue. « Maryse Etzol a misé sur une fête patronale d’une semaine, avec un feu d’artifice alors que l’on sait que la situation financière de la ville est catastrophique. Cela a attiré l’attention des électeurs. Sans parler des multiples couacs dans l’organisation » explique encore Daniel Cimon. P.R.
Sauf cataclysme…les jeux sont faits !
Loin des batailles électorales où jusqu’au dernier bulletin, les candidats sont suspendus aux lèvres des huissiers, il y a les communes où tout est joué d’avance. Dans ces communes-là, le maire sortant jouit d’une adhésion totale de la population, d’un bilan raisonnable positif ou encore, a contracté suffisamment d’alliances et de soutiens bien placés pour en ressortir gagnant… Cataclysme politique imprévisible.
Moule
Gabrielle Louis-Carabin dans un fauteuil

député-maire sortant du Moule
Gabrielle Louis-Carabin est une élue tranquille. Elle a insufflé à la ville du Moule, un tel dynamisme qu’on voit mal comment elle pourrait en être déboulonnée. En 15 ans, la ville est passée du stade de cité détruite par le cyclone Hugo à un pôle moderne et conquérant. De surcroît, son rapprochement avec Victorin Lurel coupe l’herbe sous le pied à ses opposants déclarés à la gauche de l’échiquier. Pour autant, ce ne sont pas les candidatures qui manqueront pour les prochaines municipales. Mais c’est la logique même de la politique. P-E.P.
Baie-Mahault
Ary Chalus intouchable ou presque

Si Gabrielle Louis Carabin est dans un fauteuil, Ary Chalus lui dispose d’un vrai divan. Baie-Mahault a le vent en poupe et le député-maire mène depuis son élection une politique économique et culturelle dynamique avec l’implantation de nombreuses infrastructures et une bonne maîtrise de l’aménagement du territoire. L’opposition n’a pas beaucoup de poids à Baie-Mahault. On parle de plus en plus d’une candidature de Sylvie Chammougon qui représenterait le clan des deux époux anciens maires, mais quelles que soient ses possibles qualités, elle semble encore tendre pour ce combat. P-E.P.
Terre-de-Haut
Calife à la place du Calife

Hilaire Brudey sera de nouveau en lice pour les élections municipales. Après son échec aux dernières élections face à Louis Molinié, le conseiller régional se montre plus déterminé que jamais à ravir le poste de gestionnaire de la commune pour « enfin mettre en place son développement et son intégration dans l’économie par une organisation du tourisme et une nouvelle dynamique culturelle qui reconnecte la ville avec ses valeurs d’antan ». Tout un programme donc que le candidat déclaré ne dévoile pas pour autant. L’homme proche de Victorin Lurel affrontera le maire sortant Louis Molinié sur le terrain de la démocratie où bilan mitigé et programme ambitieux sont mis en balance. E.W.

Terre-de-Bas
Du sang neuf

Après avoir laissé planer le doute sur ses intentions, le maire sortant Fred Beaujour a enfin levé le voile sur sa candidature : « Je n’irai pas aux municipales. » Une affirmation claire, simple et sans équivoque. Après deux mandats et une commune qui voit son développement de plus en plus tournée vers le tourisme et les infrastructures maritimes, l’homme estime qu’il est temps de laissé la place à une nouvelle politique. Et c’est celle de Sully Duval, apparenté PS qu’il a choisi de supporter face à la candidate Monique Brudey. Une élection avec du sang où tous les jeux semblent possibles. E.W.
La Désirade
Pas désirée la Désirade ?

sortant de Désirade
Peu nombreux sont ceux qui concourent à la mairie de la tranquille commune de la Désirade. Seule le maire en place René Noël pourrait briguer un nouveau mandat et continuer ainsi la politique plutôt efficace et novatrice qu’il met en place. Très impliqué dans le développement durable de sa municipalité, le maire est fort d’un bilan positif qui devrait lui assurer sa reconduction. E.W.
Trois-Rivières
Vainqueur-Christophe sur le boulevard de la réélection

Alors que le retour l’ancien maire Albert Dorville était pressenti pour les prochaines municipales, ce dernier a annoncé avec un certain écœurement son retrait définitif de la vie politique « Je suis particulièrement déçu de voir que les hommes politiques montrent si peu d’ambition collective et ne pensent qu’à leur carrière ». Un avis qui amorce le profil d’une élection gagnée d’avance pour Hélène Vainqueur-Christophe tout en marquant la fin d’une vie consacrée à la politique pour celui que certains attendaient encore. Le conseiller général Jacques Anselme devrait quand même apporter un peu de compétitivité à cette élection même s’il laisse planer encore le doute sur ses intentions. E.W.
Saint-Claude
Entre doute et mystères

Si tout peut se faire pour les prochaines municipales à Saint-Claude, la bataille n’en sera que plus chaude. Avec un maire sortant Elie Califer qui ne se prononce pas sur sa candidature estimant que « le temps n’est pas encore venu », et d’autres candidats potentiels qui ont d’ores-et-déjà annoncé ou insinuer leur présence au combat municipal. C’est le cas de Gérald Coralie ou encore de Simon Barlagne battu en 2001. L’avocate Évita Chevry, qui lorgnait pourtant la mairie n’a pas voulu s’exprimer de peur sans doute d’abattre son jeu trop rapidement face à des candidats plus expérimentés au jeu de la stratégie politique et déjà armés par leurs précédentes batailles politiques. L’élection demeure donc ouverte et tous les résultats possibles. E.W.

Capesterre-de-Marie-Galante
Marlène Bourgeois Miraculeux, dans un hamac

Sans réelle opposition et malgré le retour de l’ancien rival Benoît Camboulin, Marlène Bourgeois Miraculeux n’aura pas vraiment à s’inquiéter pour ces prochaines élections. Déjà élue dès le premier tour des élections en 2008, et après 13 ans de mandat, elle bénéficie d’un réseau solide sur lequel elle peut compter. Benoît Camboulin a un potentiel – assez faible cependant – de voix, mais risque de se retrouver saucissonné par les candidatures de Francis Croisic et de José Lucina. P.R.
Saint-Louis de Marie-Galante
Jacques Cornano no stress
Rien à signaler du côté de Saint-Louis. A l’horizon au- cun rival pour venir disputer son siège à Jacques Cornano qui de toute façon bénéficie de son influence de sénateur. Seul nuage à l’horizon, la loi sur le cumul des mandats qui pourrait l’obliger à nommer un dauphin. Mais on n’en est pas encore là. P.R.
Vieux-Fort
Rien de neuf sous le volcan
La perspective des municipales n’affole pas – encore ? – la ville. Les opposants ne se sont pas encore montrés malgré la rumeur qui veut que Nérée Bourgeois se retirerait pour se consacrer à d’autres activités. A voir donc. P.R.
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