Accueil Société Loisirs Russi’La, la nouvelle scène dancehall

Russi’La, la nouvelle scène dancehall

QUAND LE KEROS-N LES ENFLAMME

Russi’La, la nouvelle scène dancehall

Avec une tournée qui commence ce samedi 12 octobre et qui s’achèvera d’ici janvier 2014, Russi’La crew qui rassemble entre autres les trois artistes Keros-N, Nicy et Miky Ding-la, est un vrai phénomène qui touche particulièrement les jeunes.

« Nicy birthday  » dès le 12 octobre à Nantes, Lyon, Bordeaux, Paris, Guadeloupe, Martinique,  » Miky birthday  » en novembre et enfin la tournée prévue en décembre pour la présentation du premier album du chanteur Keros-N, l’actualité est chargée pour ces artistes. Nouveaux sur le devant de la scène mais anciens du dancehall, l’ampleur de leur tournée témoigne d’un véritable engouement. Déjà il y a quelques semaines, le dernier morceau du chanteur Keros-N décrochait tous les records puisqu’il comptabilisait plus de 300 000 vues sur la plateforme de vidéo en ligne You Tube et cela en trois jours. Du jamais vu pour dans la catégorie scène antillaise.  » Les artistes Keros-N et Nicy à eux seuls cumulent 6 millions de vues sur You Tube « , informe leur manageur Lola Kerc. Et ils n’en resteront pas là. Début 2014, ce sera au tour de Nicy de faire la présentation de son deuxième album avant de laisser la place à Miky Ding-La. La particularité est que cet engouement s’accompagne d’une vraie ferveur que l’on n’avait pas vue pour d’autres artistes depuis longtemps. Leurs codes appelés encore Gimmiks dans le milieu, sont connus de chacun et se transmettent essentiellement via les réseaux sociaux avant de s’immiscer jusque dans les radios, même les plus généralistes.

Transcendés…

Un public qui clame en chœur  » Ahou « . Aucune romance. La scène de cette jeunesse totalement transportée s’est produite plusieurs fois durant ces vacances. C’est un peu plus tôt, en mars au stade de Baie-Mahault, que l’ampleur du phénomène a pu être prise une première fois, lorsque le crew Russi’La fait la première partie du groupe Sexion d’Assaut devant près de 10 000 personnes. La confirmation, elle, s’est faite en août 2013 lors du concert du rappeur la Fouine où tout le hall des sports du Gosier, soit un public d’environ 4 000 personnes, résonne de  » Ahou  » et autres  » Ti Dwet « . L’engouement qui entoure les jeunes chanteurs du crew Russi’La n’est pas à prendre à la légère. Le Courrier de Guadeloupe s’est donc penché sur ce succès pour le décrypter et aller à la rencontre d’une jeunesse qui réussit.

 

BIO ET DISCO EXPRESS

Keros-N

De son vrai nom Sébastien Lurel

Chanteur guadeloupéen

Né le 2 mai 1986 aux Abymes

Originaire de Sainte-Rose

De la scène reggae, dancehall et hip-hop

S’impose dans le milieu underground à partir de 2002

Forme avec son acolyte  » Shabba  » le groupe  » Black Scare  »

2006, Keros-N et Shabba s’associent à Miky et Nicy et forment le groupe LA RUSSI (en créole Russi’La) sous la direction de Skyso devenu leur producteur (Jutsu Production)

Connu pour ses nombreux clashs qui lui valurent des surnoms tels que « The one shot lyrical », il a su se détacher de cet univers conflictuel en revenant sur le devant de la scène après une longue absence avec le titre « In Your Life » sorti le 1er janvier 2012

Fait l’unanimité auprès du public jeune avec des titres tels que Dayè, I Inmé Awti, Vinn Vwè Mwen, Si Ou Vlé

Buzz des vacances 2013 : Siwo

Septembre 2013 : dernier titre et déjà tube Plis ki zanmi vu plus de 300 000 fois sur You Tube en trois jours

 

BIO ET DISCO EXPRESS

Miky Ding-la

De son vrai nom Mike Adéquilom

Originaire de Sainte-Rose

Membre de Russi’La

Artiste underground à la fois dancehall et Bouyon

Personnalité polémique connue notamment pour ses démêlés avec les forces de l’ordre

Beaucoup de scènes dans la Caraïbe et en France

Coopère depuis longtemps avec des artistes underground

Connu pour les titres  » Weed tou lé jou  » vu 1 million de fois sur You Tube,  » Rété Solid  »  » Sé vou an chwa- si  » et  » Papy  » en hommage à son grand-père

 

BIO ET DISCO EXPRESS

Nicy

Nicy, de son vrai nom Lionel Sapotille

Chanteur guadeloupéen

Né le 20 octobre 1986, aux Abymes

Originaire de Sainte-Rose

Plusieurs années dans le milieu underground

Membre du crew Russi’La

Multiplie les scènes dans la Caraïbe et en France

Premier album  » Pa kouwi  » sort en 2011

Sa force est d’avoir su lancer des cris de ralliement désormais entonné par tous ses fans :

–  » Ahou  » pour les Spartiates

–  » Ti dwet  » pour les premiers seront les derniers Prépare son prochain album Mod’ Snipa prévu pour début 2014

Met sa notoriété et son art au service de la culture et de la jeunesse

Engagé et investi

Se bat pour mettre en œuvre et développer des actions et des manifestations culturelles

N’hésite pas à intervenir dans des associations pour parler aux jeunes

 

RUSSI’LA : « PAPED FIL AW »

Trois styles, trois voix, une dissonance ?

Russi’La. Une bande d’amis, des artistes, des modèles, des références que la jeunesse a adoptées en masse. Sur toutes les ondes, de la radio généraliste à la radio musicale, Keros-N, Nicy et Micky Ding-la, les trois chanteurs en vue de Russi’La diffusent leur message qui, en regardant de plus près, présente plus de reliefs qu’il n’y paraît.

Vous avez des textes qui parlent d’amour, de respect, de solidarité et à l’opposé, vous chantez la violence. Quel est le message que vous adressez à cette jeunesse qui vous écoute et s’abreuve de vos paroles ?

Keros-N : Notre message c’est, persévère, ne perd jamais ton rêve de vue, garde ton étoile à portée de vue et donne-toi à fond pour l’atteindre. Après c’est vrai que tout ce qu’on fait n’est pas toujours beau ni aussi gentil que nos chansons grand public, mais c’est parce qu’on ne veut pas être hypocrite avec notre public. Quand on parle de la violence, ce n’est pas pour en faire l’apologie mais au contraire pour essayer de dire avec nos mots que quelque chose ne tourne pas rond.

Nicy : On a commencé par des sons durs, on parlait de tout y compris de la violence avec nos mots pas toujours tendres pour ne pas dire crûs. Notre credo est de faire des sons conscients, des chansons sur ce qui nous fait vibrer ou ressentir quelque chose, que ce soit positif ou négatif, en bref on chante nos vies et on ne cache rien.

Miky : On ne se voit pas comme des modèles ni comme des références, mais on sait qu’on est regardé et pris comme repères par des jeunes alors on fait attention à ce qu’on dit, ce qu’on fait. En revanche, il faut que chacun prenne sa part de responsabilité dans les dérives de notre société.

Le Courrier de Guadeloupe : Vous ne pensez pas que vous avez un rôle à tenir face à ce public jeune ? Une responsabilité dans vos mots ?

Nicy : Oui bien sûr. Mais mettons chaque chose à sa place. On est devenus des personnes publiques mais on est avant tout des jeunes aussi, on a des délires, on s’amuse. À Sainte-Rose tout le monde nous connaît et ça nous impose de ne plus faire certaines choses, car on sait bien que les plus jeunes nous regardent et nous prennent comme exemple.

Keros-N : En revanche, il ne faut pas tout mettre sur notre dos. On est tous les trois pères de famille et on gère l’éducation de nos enfants chacun à notre façon. Il ne faut pas nous demander de nous charger en plus de l’éducation de tous les enfants de la Guadeloupe. Nos chansons parlent de tout ce qui nous inspire. Pour ce qui concerne mon gamin, je ne vais pas le laisser accéder à des vidéos où l’on y entend des mots crûs. Je ne vois pas pourquoi je ne ferai pas un son qui parle du fait que j’aime fumer, juste parce que certains enfants qui ne sont pas gérés par leurs parents peuvent y accéder.

Miky : On boit et on fume. On ne va pas mentir. C’est acquis. Mais ce sont des choses que l’on ne fait pas en public.

LCG : Êtes-vous conscients de l’impact que vous avez sur la jeunesse ? Comment assumez-vous votre rôle de référence ?

Nicy : On n’y réfléchit pas trop. En fait, c’est vrai que la musique c’est une passion. Aujourd’hui on a percé et les gens nous regardent, s’attardent sur nous, mais demain ce seront d’autres.

Keros-N : Après, vu que nous sommes des  » artistes  » de la nouvelle génération, des artistes nés sur le web, on a un rapport privilégié avec notre public. Ce sont les réseaux sociaux, qui nous ont faits, donc c’est par les réseaux sociaux que l’on communique avec la jeunesse. Il m’arrive souvent d’échanger comme ça avec eux. Il m’est souvent arrivé de rester avec des jeunes après les prestations pour leur parler. Jamais je ne vais leur dire d’utiliser la violence, au contraire. Mais je ne vais pas leur dire de rester immobiles si on les agresse.

Miky : Moi je suis plutôt du style à réagir et j’ai déjà eu des problèmes par rapport à ça, mais je n’en suis pas fier, c’est juste que je ne le cache pas, même si je suis conscient de l’effet que ça peut avoir. Je ne dis pas du tout de faire comme moi. Mais il ne faut pas être faible ou victime. J’ai fait pas mal de chansons qui parlent de tolérance. Oui j’ai percé avec des chansons salaces, des textes limites, mais mon répertoire est beaucoup plus riche que ça. Posez-vous plutôt la question de savoir pourquoi on n’a pas retenu de moi ma chanson sur les handicapés, là vous aurez un début de réponse.

LCG : Vous avez vraiment chacun un style propre avec des extrêmes qui se démarquent, c’est assumé, choisi ?

Nicy : Nous n’avons aucun style. Bien que l’on ait chacun notre carrière, je pense parler pour nous tous en disant que notre musique marche  » au feeling « , à l’émotion ressentie sur l’instant. Je ne chanterai pas  » Ti boug  » toute ma vie, pareil pour Kero et Miky. Il y a autant de textes à faire que d’instants dans la vie. C’est comme ça que je vois les choses. Je fais une chanson parce que l’instru me plaît, ou alors parce qu’il m’a inspiré quelque chose de fort. Ça peut être du hip-hop, du rock je n’en sais rien. Nous n’avons pas de stratégie.

Keros-N : Russi’La c’est une bande d’amis qui a grandi ensemble et ça ne se limite pas à nous trois. Il y a entre 20 et 30 autres potes qui sont là et font aussi leurs sons, écrivent. On ne réfléchit pas à qui est mis en avant parce qu’on n’est pas un boys’ band. Chacun a sa carrière.

Miky : Je ne suis pas que le chanteur de  » Bel bitin « . Ce n’est pas ce son qui me fait le plus vibrer. Je le chante parce que le public me le réclame.

LCG : Vous assumez votre côté un peu limite ?

Nicy : Mais c’est l’époque qui est comme ça, la vie qui veut ça. Aujourd’hui, pas mal de choses ont changé nous-mêmes avons évolué alors pourquoi en faire toute une histoire ? Il n’y a pas si longtemps je chantais bien  » Bouwèy « , et maintenant mon discours n’est plus du tout le même. Tout simplement parce que moi j’ai changé. J’ai plein de leçons à prendre et plein de bêtises à faire encore je ne vais pas le nier. Chaque époque a sa jeunesse qui est décriée, c’est un peu normal que nous aussi nous y passions. Le compas et le gwo ka ont eux aussi leur lot de chanteurs aux paroles bien gratinées. C’est plus facile de nous pointer du doigt mais nous, on assume. Il y a un vrai problème dans cette société et nous, plutôt que de détourner le regard, on en parle et l’on dit à la jeunesse  » prend garde à toi et sois prêt à te défendre « .

Keros-N : La violence et le sexe font partis de la vie et du quotidien. On peut soit faire comme si on l’ignorait ou en parler. Je pense que c’est en en parlant qu’on évite pas mal de choses et d’erreurs. Faire l’autruche n’est pas une solution que l’on retient, à Russi’La en tout cas. Et on ne s’excusera pas si ça dérange qu’on en parle.

Miky : Et puis disons-le aussi, il y a une demande. Je sais pertinemment que mon public va apprécier mes chansons lors d’une scène mais il ne sera jamais aussi à fond que lorsque je chante  » Bel bitin « .

LCG : Vous êtes quand même conscients que des jeunes sont admiratifs de ce que vous faites ? Donc que vous avez un rôle à jouer ?

Nicy : Conscients oui mais on ne se prend pas la tête. Je veux dire c’est de la musique ce n’est pas autre chose que ça. Après oui, on sait que nos gestes et nos mots ont un impact, c’est d’ailleurs pour cela qu’on y fait gaffe. On sait ce qu’on dit, et à qui on le dit.

Keros-N : Chaque texte est calibré en fonction du public que l’on veut toucher.  » Siwo  » vise large, d’autres sons plus sombres s’adressent à ceux qui ont le recul et les outils nécessaires pour les comprendre. Faut arrêter de dire que les artistes, principalement les jeunes de la scène dancehall sont responsables de ce qui se passe, de la violence et de la démoralisation.

Miky : Le rôle de la musique est de divertir pas d’éduquer. Personnellement je fais ça pour m’amuser.

LCG : Comment voyez-vous vos parcours personnels ? Quelle place prennent-ils dans vos vies d’artistes ?

Nicy : On a pas mal évolué avec le temps. On est resté en underground pendant des années, ça fait juste quelques mois que les radios entendent parler de nous. L’image est celle de jeunes à locks qui font de la dancehall et parfois ont des écarts de conduite. Le résumé est juste mais un peu facile. Oui on déconne, oui on a eu des problèmes avec la justice mais aujourd’hui on essaie d’en sortir. Tout ça nous fait réfléchir et même si on tarde à appliquer les leçons que l’on prend, l’essentiel est que l’on soit conscient que ce sont des erreurs.

Keros-N : C’est tout ça que l’on raconte dans nos chansons. Nos erreurs, nos succès. On veut dire aux jeunes ce qu’on a fait, par quoi on est passé. Certains s’y reconnaissent, sont touchés et comprennent que par là, tout ce qu’on veut c’est partager nos expériences et non pas se vanter parce qu’on est fier.

Miky : Moi mon parcours personnel me pénalise un peu… À vrai dire je me suis rendu compte que si je voulais évoluer il fallait que je me recadre, que je sois plus professionnel, plus réfléchi. Je suis celui qui a eu le plus de problèmes avec la justice, j’ai fait de la prison. Je ne sais pas encore si ça m’a totalement changé, mais j’ai pris conscience de certaines choses et je veux prendre le temps de faire les choses bien maintenant.

 

HARMONIE

Sensibilité musicale

Les goûts musicaux développés par l’Homme ne sont pas seulement à mettre en relation avec sa personnalité, mais aussi avec sa propre expérience musicale. Pourquoi les jeunes s’enthousiasment autant aux premières notes d’un titre de Keros-N tandis que d’autres fuient en se bouchant les oreilles ? Tout s’explique – comme d’habitude – par le comportement de notre cerveau et par notre histoire personnelle. Un homme, vivant d’expériences, se constitue tout au long de sa vie de multiples bibliothèques qui lui permettent de savoir très précisément ce qu’il aime, peut supporter ou déteste. De la même manière, nos goûts musicaux sont définis par un ensemble de sonorités qui nous apportent un réconfort ou qui nous relient à des souvenirs agréables ou tristes. Les enfants, tout comme les adolescents qui sont en pleine construction de cette bibliothèque sont donc toujours plus perméables aux nouveautés musicales ou à la mouvance musicale qui domine leur époque. Ils ont en effet tendance à consommer la musique dans un mouvement de mimétisme social plutôt que par vrai goût. Des chercheurs américains ont d’ailleurs prouvé dans une étude réalisée en 2006 que des consommateurs étaient plus tentés d’acheter un titre qui se vend bien peu importe sa qualité musicale. Toutefois, les adultes, et des adolescents particulièrement sensibles à une autre forme de musique ont déjà dans leur cortex temporal supérieur les modèles de musique qui leur procurent un satisfecit, seront moins réceptifs aux nouveautés si elles sont trop différentes des sonorités qu’ils aiment.

 

FM
Sur la même longueur d’onde

Dans leur conquête musicale, les membres du groupe Russi’La sont solidement épaulés par les radios – notamment Trace FM – qui ont compris leur capacité à séduire les jeunes de Guadeloupe. Leur présence est même devenue une garantie d’audience. Dans son positionnement de radio musicale, Trace FM fonctionne avec un top 30 ou 50 des chansons qui cartonnent le plus. Ce top définit donc le rythme de rotation des cinq premiers titres. Le groupement Russi’La y classe deux artistes. Nicy avec  » Ti Boug  » et Keros-N  » Siwo « . Ces places leur assurent une rotation variant entre huit et dix fois par jour, de telle manière que les auditeurs puissent toujours, à un moment ou un autre de la journée pouvoir entendre leur titre préféré. Outre les rotations, les artistes sont aussi mis en valeur dans l’une des tranches les plus écoutées de la fréquence. Voilà pour le plan média.  » En tant que chaîne d’information, nous ne pouvons pas appliquer le principe de rotation utilisé par les radios musicales. En revanche, nous avons toujours veillé à ce que tous les styles musicaux soient représentés sur nos ondes. Après ; entre en compte la sensibilité et l’humeur de l’animateur. Nous avons dans nos bases des morceaux jugés polémiques que nous ne passons pas car ce n’est pas la politique de la chaîne. Keros-n, Nicy font partie de notre base et passent sur nos antennes car ils nous permettent aussi de toucher le plus grand nombre. En revanche, en raison de notre grille ils passeront rarement plus d’une fois par jour. Pas du tout par ostracisme mais tout simplement parce qu’ils partagent l’antenne avec tous les styles qui font la vie musicale de la Guadeloupe et qui correspondent au maximum d’auditeurs« .

 

KEZAKO

Vous avez dit Russi’La ?

 » Nous avons choisi notre nom en référence à la Russie. Pour nous, ce pays est un peu à part dans le monde. Il fonctionne quasiment en autosuffisance. Et s’impose sur la scène internationale malgré ses facettes troubles tout simplement parce que chacun reconnaît sa puissance. Ils n’ont besoin de personne pour exister et ils font leur bonhomme de chemin. C’est un peu comme ça qu’on appréhende notre musique. Elle s’autosuffit à elle-même et nous en tant qu’artiste c’est ce à quoi nous aspirons. On veut vivre de cet art et, peut-être pas s’imposer, mais au moins devenir incontournable dans le paysage musical. Alors la Russie ça a donné Russi’La, avec tout ce que ça a d’évocateur « .

Ti dwèt

Autre cri de ralliement lancé par les fans du crew,  » Ti dwèt  » est un rappel de l’adage les derniers seront les premiers.  » C’est une façon de rappeler le chemin qu’on a fait depuis nos débuts où personne ne voulait entendre parler de nous. On a été boycotté longtemps mais on n’a rien lâché.  » Ti dwèt  » évoque tout ça et nous rappelle d’où on est parti pour nous forcer à maintenir le cap « .

 

 

Poster un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.