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Et maintenant on va où ?

Mais qui peut vraiment nous dire où nous allons ? Figurez-vous que la date annoncée des élections régionales et cantonales à savoir décembre 2015 n’est plus la date. C’est juin 2015. Et puis flute. Ce n’est encore pas la date. Du moins, rien n’est moins sûr parce que les présidents de Région s’opposent au choix d’une autre date que décembre 2015. On s’y perd. Et ce n’est pas fini. Voilà que Valérie Trierweiler, ancienne compagne de François Hollande commet un écrit vengeur, histoire d’en rajouter un peu à la descente aux enfers du président de la République, et histoire surtout qu’on ne puisse pas oublier qu’il vaudrait pourtant mieux pour tout le monde, oublier qu’elle a vécu un épisode de sa vie à l’Elysée. Pendant ce temps, le ministre du travail François Rebsamen va crier sur les toits que pôle emploi devra contrôler les chômeurs. Comme si l’on ne pouvait pas tout simplement donner des instructions aux directeurs régionaux de Pôle emploi, pour que leurs agents accomplissent avec plus de sérieux ce qui, de toute façon, relève de leurs compétences et de leur champ d’intervention. Est-il absolument nécessaire de battre la campagne pour signifier qu’on va désormais exécuter avec rigueur sa mission ? D’où vient cette propension à vouloir soi-disant communiquer, pour dire des fadaises qui se retournent contre vous ? Je dis bien soi-disant puisque la bourde de François Rebsamen n’a rien à voir avec la communication. Car enfin quel intérêt au moment où les chiffres du chômage n’arrêtent pas de grimper, oui quel intérêt d’aller en rajouter une couche et de désigner comme des galeux, des fainéants, ces chômeurs ? Si la droite avait fait une telle annonce je n’ose même pas imaginer le concert de réprobations qui serait venu de la gauche. D’ailleurs, sous Nicolas Sarkozy, il avait été question d’inciter les chômeurs à se battre un peu plus et à ne pas systématiquement refuser des emplois. Ce fut, effectivement un tollé formidable à gauche. Le citoyen pourrait se consoler, même sans avoir des convictions de droite, si de ce côté de l’échiquier politique, l’éthique était sauve et la bêtise moins crasse. Pensez-Vous ! Voilà que pour préparer le retour tant annoncé de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP, on invente un sondage. Ainsi selon ce bidonnage, l’ancien président de la République serait le seul en mesure de barrer la route à Marine Le Pen et au front national en 2017. Sauf que l’institut présumé avoir réalisé ce sondage, à savoir IPSOS, dément fermement. Et son directeur se dit outré devant de tels procédés. L’ennui et c’est peut-être le plus grave, ce sont des professionnels de l’information, des journalistes, des journaux qui ont diffusé ce mensonge créé de toutes pièces. D’abord Valeurs actuelles qui de toute façon par idéologie ne reculent devant rien et qui au final n’en rougit pas Mais plus inquiétant encore, le Point, journal de droite sérieux a relayé sur son site cette ânerie, donnant même force détails et chiffres d’une pure invention. À la décharge du Point et pour être tout à fait honnête, cette plaisanterie de mauvais goût n’a pas fait long feu sur son site. De quoi tout de même se poser à nouveau la question que je posais en tout début d’éditorial : qui peut vraiment nous dire où nous allons ?

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