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Ambiance plombée…

Le mois de juillet est déjà en son mitan, et contrairement à l’accoutumée, on a du mal à humer un quelconque air de vacances. Ni le TGVT, ni le tour de Martinique ou du tour de France, ni l’imminence du tour de Guadeloupe, ni les étudiants revenus par vagues constantes avec le flot des Guadeloupéens qui viennent régulièrement se ressourcer, rien n’y fait. Il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose pour inviter à la détente. Les braquages et autres violences hantent encore les esprits car ils n’ont pas disparu. Les médias qui en général se plient au rythme de cette respiration de l’année n’ont pas sorti encore leurs sujets détente, sur les secrets miracles pour cure d’amaigrissement, sur les lieux festifs, la vie nocturne et j’en passe. C’est que l’actualité est toujours fort dense et pas seulement en ce qui concerne les faits divers sur lesquels nous sommes malheureusement devenus intarissables. De fait, tout le monde a le pied sur le frein un peu comme si demain ne peut être que pire qu’aujourd’hui. Et ce n’est pas le dernier discours de François Hollande à l’occasion du 14 juillet sur une hypothétique reprise économique qui convaincra grand monde. L’État de l’économie dans le monde qui commence à nous concerner aus si en Guadeloupe est une chape de plomb qui continue à miner le moral du plus grand nombre. Vous me direz que cette détérioration de l’économie convient fort bien aux plus riches. Ils continuent à s’enrichir. Pour certains, le phénomène s’accélère de plus belle. Mais l’infime pourcentage de richards serait bien ennuyé si la fameuse classe moyenne s’effondrait. Au-delà de cette ambiance plombée, les sujets récurrents qui affectent la Guadeloupe n’ont pas le moindre début de réponse. Le chômage et plus particulièrement celui des jeunes ? On dirait une fatalité. Plus les dirigeants en parlent comme d’un lieu commun comme pour ressasser des généralités et plus ils sont sûrs de ne prendre la moindre mesure concrète. Quant à la délinquance que j’ai déjà évoquée plus haut, il est sûr qu’aucune solution fortement teintée d’idéologie ne traitera durablement le problème. La droite croit dur comme fer au tout répressif. La gauche quoiqu’un peu revenue de ses bons sentiments met toujours le curseur sur la prévention. Ce n’est rien de dire qu’il faut les deux. Encore faut-il enclencher des actions réelles qui répondent justement aux deux objectifs. Simple constat. Il est sûr qu’aujourd’hui, il faudrait au moins une autre prison pour permettre aux magistrats de travailler efficacement. Trop de gens se retrouvent dehors faute de place dans des établissements déjà archi bondés. Dans le même temps, il faudrait certainement développer les structures d’éducation et de civisme. Pas seulement pour les enfants ou jeunes adultes mais aussi pour des parents de plus en plus désorientés.

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