OUI, MAIS…
Les dernières statistiques de la violence en Guadeloupe n’explosent pas vraiment, mais révèlent clairement une augmentation très ciblée des atteintes à l’intégrité physique et aux biens.

Contrairement au ressenti exprimé par l’opinion publique guadeloupéenne, la délinquance générale est en baisse de 3,4 % au début de l’année. Le type de violence que l’on pourrait qualifier de traditionnelle (menaces, chantages et violences intrafamiliales) est en constant recul depuis quelques années, avec -16 % enregistrés pour l’année 2012. Désormais deux types de délits constituent l’ensemble de la violence réelle ou ressentie : l’atteinte volontaire à l’intégrité physique et l’atteinte aux biens. Dans ce dernier volet, ce ne sont plus les cambriolages que l’on retrouve en tête de pont – ils enregistrent même une forte baisse de 12,8 % – car ils ont été suppléés par les vols à main armée. Le second semestre de l’année 2012 s’achevait sur un inquiétant bilan de 19 homicides contre 17 en 2011 à la même période. Le record semble bien parti pour être battu puisque depuis le début de l’année 2013, 17 homicides ont été commis en Guadeloupe dite continentale. Au-delà des chiffres, une autre tendance se dessine. Ces formes de violences sont de plus en plus radicales, spontanées, avec des passages à l›actes immédiats. Mais le geste reste encore largement infondé. Toutes ces nouvelles données poussent les forces de l’ordre à accroître leur présence sur le terrain avec un taux d’Infractions révélées par l’action des services (IRAS) en hausse de 25 %. Les actions coordonnées de la police et de la gendarmerie, dont les moyens ont été mutualisés suite à une loi de 2009, se concentrent essentiellement en zone police qui englobe Pointe-à-Pitre, Gosier, Abymes et Baie-Mahault. Un facteur qui révèle à la fois l’extrême polarisation et l’urbanisation de la violence dans l’île. Dans ces zones particulièrement et plus largement en Guadeloupe, les forces de l’ordre ont défini deux angles d’attaque urgents. Le premier est d’une absolue priorité : un meilleur contrôle des armes à feu qui ont vu leur implication dans les délits véritablement exploser en fin d’année 2012 et en début d’année 2013 avec +44 %. Et la lutte contre l’économie souterraine dominée par le trafic de stupéfiants. L’activité des forces de l’ordre à déjà conduit à la fermeture de près de huit établissements de nuit. Tous sous le coup de lourdes amendes.
La délinquance sous microscope
» Péyi la malad » plus qu’une chanson, la conscience d’une problématique qui non contente de gangrener l’archipel, instaure un régime de terreur au sein de la population. Avec la mutation de la violence qui s’organise et se radicalise, le sentiment d’insécurité est présent un peu partout dans l’île. L’année 2012, s’est achevée sur une tendance de baisse de la délinquance générale de 3,4 %. Les cambriolages et les infractions économiques ont baissé. Les atteintes aux biens ont reculé de 2,2 % et la délinquance financière de 41 %. Mais ces chiffres encourageants sont vite oubliés lorsque l’attention est portée sur la violence à l’égard des personnes. Les atteintes volontaires à l’intégrité des personnes progressent de 2,5 %. Les violences intrafamiliales de 16 % pour l’année 2012. Les infractions à la législation sur les stupéfiants (trafic, détention…) augmentent de 34,1 %.
SERGIO CORLEONE
Jamais la famille tu ne trahiras
Il s’est longtemps murmuré dans la société guadeloupéenne l’existence de clans, de gangs, révélés par le vocabulaire employé par les 15-20 ans. Ce murmure n’avait pas trouvé d’écho, relégué au rang de simple imitation, dans l’attitude, des images véhiculées par Hollywood. En l’espace de quelques années le murmure s’est mué en une voix haute et claire. L’apparition de telles organisations est inquiétante car elle est le symptôme clair du recul de l’État régalien en certains endroits. » En 20 ans d’études des phénomènes mafieux, j’ai acquis la conviction que la mafia se forme quand l’élite d’un territoire décide de donner un peu de son pouvoir de violence et d’accumulation du capital à des individus sans scrupule » estime Fabrice Rizzoli, spécialiste des phénomènes mafieux. En assurant à ces membres une protection sans faille et l’entretien financier, il s’achète leur loyauté la plus totale. « L’individu disparaît au profit du groupe et surtout du chef. Mais ce lien ne souffre pas l’outre passement de certaines limites. L’individu qui dépasse les limites est éliminé par le groupe. » À l’instar d’une famille, les membres du groupe doivent être reconnaissables par un code précis. Un même nom, une même attitude, des signes distinctifs. Les trafics sont indissociables de la survie d’un gang, leurs revenus, plus précisément leur ampleur, lui confèrent sa crédibilité et sa puissance. L’arrivée de ce type d’organisation en Guadeloupe est d’autant plus inquiétante, que la justice française reste encore très peu réactive en termes de gestion des gangs. On l’observe d’ailleurs à la vigueur de certains d’entre eux en région parisienne. » De par l’ancienneté du problème, l’Italie est une référence quant au démantèlement d’organisation mafieuse. Depuis 1991, 3 000 mafieux sont sortis du système, grâce à la collaboration avec les services de police et la dénonciation des principales têtes. La France, elle rechigne à pousser à la délation, et à travailler avec les truands. Et c’est une vision terriblement simpliste. » Les lois Perben I et II de 2002 et 2004 qui créaient le statut de collaborateur ou d’infiltré n’ont jamais reçu de décret d’application. Une chose est sûre, en ne s’attelant jamais à des facteurs sociaux à risque tels que le chômage ou l’immigration illégale, les autorités guadeloupéennes ont produit un terreau fertile dans lequel l’illégalité s’épanouit.
NDX à contre-emploi

Jeune, propret et tendance, à le voir rien ne le rattache à cette jeunesse en déshérence qui sombre dans la violence. Ndx est le contre-exemple des statistiques, outsiders dans le milieu de la musique, ce jeune rappeur de 25 ans fait son bonhomme de chemin sans bruit depuis les quartiers du Raizet jusqu’à la banlieue de Paris où il s’est installé pour vivre son art. La violence, il la regarde avec un œil critique. Un jeune qui s’en sort, qui parle aux jeunes qui s’enfoncent et propose une vision simple de leur valeur.
Le Courrier de Guadeloupe : L’image du hip-hop aujourd’hui est de plus en plus associée à cette image de gain d’argent quasi immédiat et d’hyper-consommation, charriant son cortège de travers : sexe, alcool, drogues. Est-ce une image dans laquelle tu te retrouves ?
NDX : Dès mon plus jeune âge, j’ai été influencé par la musique et la culture afro-américaine, ses codes et plus particulièrement par le rap américain. Je fais partie de cette génération qui a connu le hip-hop avec BET (rire). C’est une culture dans laquelle je me reconnais pleinement. Que ce soit dans la manière de m’exprime mer, de m’habiller, et surtout de rapper, ça restera à » l’améri- caine « . J’aime ce côté décomplexé, libre et plus » léger » du hip-hop. Alors oui, mes textes parlent souvent d’argent, de sexe, d’alcool et je l’assume complètement. L’égotrip fait partie des codes du hip-hop… Mais attention, j’ai un autre côté plus réfléchi, contradiction que l’on peut découvrir sur mes 2 projets Hip hop addiction et Paper boy.
Quand tu observes les événements de violence qui se produisent de plus en plus fréquemment dans l’île, quel regard portes-tu sur l’avenir de la jeunesse guadeloupéenne ?
Franchement, je suis inquiet. Je vois les choses de loin car je vis à Paris. Donc j’ai peut-être moins de recul. Mais ça serait hypocrite de dire que ça n’a pas changé. J’ai l’impression que la violence est devenue quotidienne. Comme si au fond, on se rassurait en disant » ouais, mais en Jamaïque c’est pire » ou » mais on est un plus petit département donc ça compte pas « . Mais voilà, on est un petit département… ça devient un peu alarmant.
Tu fais de la musique plutôt passe-partout, tes textes n’ont pas d’engagement particulier. Penses-tu revenir aux sources du hip-hop et devenir un porte-parole de la jeunesse guadeloupéenne ?
Honnêtement, je n’aime pas trop donner aux gens de leçons de morale dans mes textes. Dans ma musique, j’ai la chance de pouvoir parler de tout : d’amour, de sexe, de la couleur noir, d’alcool, de l’esclavage dans le même album… Mais être un » porte-parole de la jeunesse guadeloupéenne », ça ne m’intéresse pas et je n’en serai d’ailleurs pas capable. J’ai plus envie de motiver les gens à gagner de l’argent ou réfléchir avec mes textes.
SUIVEZ LA POUDRE…
La Guadeloupe en a plein le nez
La criminalité dans l’île s’appuie financièrement sur un vaste réseau de trafic de drogue, dont le visage a considérablement changé ces dix dernières années.
Autrefois dominé par la marijuana, le marché de la drogue tend désormais à se tourner radicalement vers les drogues dures. Cette donne n’est pourtant pas nouvelle. » Pendant les années quatre-vingt, il y a eu un black-out total sur la marijuana. Pendant plusieurs mois, les dealers de Boissard, du morne Lacroix, de vieuxbourg Abymes n’en trouvaient plus, puis, brutalement est apparu le crack. L’opération avait été menée de front par les trafiquants de Dominique, Sainte-Lucie et de Grenade afin de pouvoir introduire sur le marché de nouvelles substances. Créant en Guadeloupe une nouvelle vague de toxicomanes qui sont passés de l’herbe à la roche » explique Alain Caprice inspecteur de police à la retraite. Par les mêmes réseaux, au crack viennent s’ajouter la cocaïne et l’héroïne. « Il y a une banalisation de l’héroïne qui est de plus en plus présente dans le département. Auparavant c’est à peine si on en trouvait 5 ou 6 kg. Parfois une à deux tonnes pour la cocaïne. Désormais, les saisies sont surprenantes. Près de deux tonnes pour l’héroïne et jusqu’à 200 tonnes pour la cocaïne » selon Christian Vincent président du Comité de quartier de Boissard. Ces données confirment le rôle de plaque tournante de l’île. Simple étape vers les États-Unis et l’Europe. » La violence qui existe autour de la drogue est due essentiellement à des règlements de comptes autour du trafic. D’une manière générale, les dealers passent un accord avec les trafiquants qui acheminent la drogue. Sur un arrivage de 40 kg, il convient d’en garder cinq pour son propre business et d’assurer la sécurité de passage pour les trente-cinq autres. C’est un accord de principe sur lequel le dealer risque sa vie » continue Christian Vincent. Ces différents accords permettent une véritable organisation du deal. Lors de la vente, du fin fond de Boissard aux cités Sonis, chacun à sa place. Les plus gros dealers occupent toujours les places de devant puisqu’ils ont de gros stocks à écouler. Les plus petits prennent ce qui reste. Mais les pierres angulaires sont les têtes de ponts. En Guadeloupe, ils seraient près d’une centaine. Jamais dérangées, elles s’appuient sur la loyauté de tout un quartier.
Les autorités à la recherche d’un salut gouvernemental
17 morts et plus de 20 blessés graves depuis le début de l’année, une montée en puissance des gangs, une généralisation des agressions par arme, des braquages en série. C’est dans ce contexte de tension extrême que les présidents des conseils régional et général, respectivement Josette Borel-Lincertin et Jacques Gillot, font appel au gouvernement. Pour les deux présidents des collectivités territoriales c’est un plan d’action durable et concerté qui doit être mis en œuvre. Si Jacques Gillot table plutôt sur un déploiement des services de sécurité tel qu’il est prévu dans le dispositif des zones de sécurité prioritaires (ZSP), Josette Borel-Lincertin mise plus sur la médiation puisqu’elle appelle à la mobilisation des acteurs politiques, économiques et associatifs. Un appel à la synergie qui ne résout pas dans l’instant le problème et pose la question des moyens dont disposent les institutions pour rétablir l’ordre et la quiétude dans ces quartiers à la limite du non-droit. Couvre-feu, automatisation des patrouilles, renforcement de la présence policière. Vers quoi se dirige la Guadeloupe ?
Chalus et Valls sur la sécurité, un coup d’épée dans l’eau
Ary Chalus, en association avec Gabrielle Louis Carabin, a interpellé le ministre de l’Intérieur ce mercredi 5 mai dernier à l’Assemblée nationale sur la » recrudescence des faits de violence » en Guadeloupe. » La protection des biens et des personnes appelle la même attention, la même vigilance, en outre-mer comme dans l’hexagone ! » s’est exclamé le député guadeloupéen. Là, c’était chercher le bâton pour se faire battre : » Le gouvernement agit en outre-mer comme en France « , a vertement rétorqué Manuel Valls. Le ministre a rappelé la création d’une zone de sécurité prioritaire (ZSP) à Pointe-à-Pitre – sans doute n’avait-il pas entendu Ary Chalus dire que » nous ne saurions attendre les effets escomptés par la ZSP récemment mise en place « . Il a mentionné également la création d’une cellule anti vols à main armée, mais à la demande » d’accroître plus rapidement les effectifs et les moyens existants « , il s’est contenté de signaler avoir » maintenu les moyens, alors qu’il y avait eu une saignée de 50 postes ces dernières années « . L’art de dire non, sans le dire. Pour finir, le ministre a botté en touche, affirmant que la sécurité serait » une priorité » lors du déplacement aux Antilles du Premier ministre, prévu pour la fin du mois. » Le gouvernement a pleinement conscience de la situation « , a-t-il déclaré. C’est rassurant…
Déposez les armes
732 Son de caisse Guadeloupe le courrier d’Hebdomadaire d’information du 7 au 13 juin 2013 07 A faits de violences avec armes enregistrées en 2012, 675 en 2011. Qu’elles soient de petit ou gros ca libres, les armes se sont démocratisées. Là où les blessures se faisaient au pire à l’arme blanche, les balles font maintenant la loi. Pour tenter d’enrayer cette escalade, la préfecture a lancé en début d’année l’opération » déposez les armes « . Les détenteurs d’armes à feu avaient un mois, du 22 février au 31 mars pour se défaire sans aucune inquiétude de leurs armes à feu. Cette opération a permis de sortir de la circulation 63 armes : fusils, carabines, pistolets, revolvers, et plus de 300 cartouches et munitions de tous types. La remise de ces armes s’est faite sans poursuite de la part des autorités. Une façon d’encourager les personnes à renouer avec la légalité et de casser l’illusion de sécurité apportée par l’arme. L’opération est qualifiée de » franc succès » malgré les chiffres peu élevés. Dans une logique de répression cette fois, les autorités de la brigade anticriminalité (BAC) dévoilaient il y a un peu plus d’un mois, que plus d’une centaine d’armes avaient été saisies en 6 mois d’investigation. L’opération » Déposez les armes » a depuis le 31 mars amorcé sa phase de répression. Afin de traquer les armes illégales les contrôles sont renforcés et les sanctions aggravées pour les détenteurs hors-la-loi. Une phase de répression qui laisse tout de même inquiet quand certains quartiers de la zone de sécurité prioritaire assurent ne pas du tout vouloir déposer les armes.
Ça ira mieux demain…
Mais pourquoi meurt-on autant sur les routes guadeloupéennes ? Pas à cause de l’état des routes, » plutôt bon à part quelques problèmes de signalisation et d’éclairage « , estime Pierre Michel Belmont, président du comité départemental de l’association Prévention Routière. Pas à cause de l’état des véhicules, » le parc automobile étant assez récent « . Pas non plus à cause de la fatigue sur la route comme dans l’Hexagone où les trajets sont plus longs. Non, si on meurt autant sur nos routes, c’est principalement à cause de l’alcool et de la vitesse. Les contrôles ont été renforcés, mais on assiste surtout à un consensus entre préfecture (à travers les Intervenants Départementaux de Sécurité Routière, les IDSR), police, gendarmerie, direction de l’équipement, associations nationales et locales, pour orienter les interventions sur la prévention, en ciblant prioritairement les jeunes. Avec un axe spécifique en direction de ceux qui roulent sans casque : » Il y a davantage d’accidents de deux-roues que de voitures « , souligne M. Belmont, dont l’association intervient dans les établissements scolaires, du primaire à l’université et bientôt probablement dès la maternelle. Cette sensibilisation a lieu aussi auprès des entreprises (des faits divers récents ont montré les dégâts que peuvent faire des camions mal entretenus), des seniors, et du grand public avec par exemple des » lunettes de simulation alcool ! « . Il ne faut peut-être pas s’attendre à une amélioration soudaine : cela prend toujours du temps de bouger les mentalités et les comportements ! Mais les promoteurs de cette stratégie en profondeur espèrent qu’à moyen et long terme, elle entraînera un changement durable.
VIOLENCE, OU SE PASSE-T-ELLE ?
Va où tu veux, meurs où tu dois
Autrefois dominé par la marijuana, le marché de la drogue tend désormais à se tourner radicalement vers les drogues dures. Cette donne n’est pourtant pas nouvelle. » Pendant les années quatre-vingt, il y a eu un black-out total sur la marijuana. Pendant plusieurs mois, les dealers de Boissard, du morne Lacroix, de vieux bourg Abymes n’en trouvaient plus, puis, brutalement est apparu le crack. L’opération avait été menée de front par les trafiquants de Dominique, Sainte-Lucie et de Grenade afin de pouvoir introduire sur le marché de nouvelles substances. Créant en Guadeloupe une nouvelle vague de toxicomanes qui sont passés de l’herbe à la roche « explique Alain Caprice inspecteur de police à la retraite. Par les mêmes réseaux, au crack viennent s’ajouter la cocaïne et l’héroïne. » Il y a une banalisation de l’héroïne qui est de plus en plus présente dans le département. Auparavant c’est à peine si on en trouvait 5 ou 6 kg. Parfois une à deux tonnes pour la cocaïne. Désormais, les saisies sont surprenantes. Près de deux tonnes pour l’héroïne et jusqu’à 200 tonnes pour la cocaïne » selon Christian Vincent président du Comité de quartier de Boissard. Ces données confirment le rôle de plaque tournante de l’île. Simple étape vers les États-Unis et l’Europe. » La violence qui existe autour de la drogue est due essentiellement à des règlements de comptes autour du trafic. D’une manière générale, les dealers passent un accord avec les trafiquants qui acheminent la drogue. Sur un arrivage de 40 kg, il convient d’en garder cinq pour son propre business et d’assurer la sécurité de passage pour les trente-cinq autres. C’est un accord de principe sur lequel le dealer risque sa vie « continue Christian Vincent. Ces différents accords permettent une véritable organisation du deal. Lors de la vente, du fin fond de Boissard aux cités Sonis, chacun à sa place. Les plus gros dealers occupent toujours les places de devant puisqu’ils ont de gros stocks à écouler. Les plus petits prennent ce qui reste. Mais les pierres angulaires sont les têtes de ponts. En Guadeloupe, ils seraient près d’une centaine. Jamais dérangées, elles s’appuient sur la loyauté de tout un quartier.
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