Sept ans après son adhésion, la Guadeloupe découvre un peu plus l’OECO

Des élèves du Lycée de Baimbridge aux Abymes lors d’une intervention de l'l’Organisation des États de la Caraïbe orientale dans les classes pour sa mission de sensibilisation à l’unité caribéenne. Photo : OECO
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Qu’est-ce que l’OECS ? À cette question posée à quelques passants sur un parking de supermarché à Baie-Mahault, Le Courrier de Guadeloupe n’a pas obtenu plus qu’un haussement d’épaules en guise de réponse. L’OECO, en français, c’est l’Organisation des États de la Caraïbe orientale. Le regroupement d’îles forme un archipel presque continu depuis Anguilla et les Îles Vierges britanniques au Nord, jusqu’à Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Grenade au Sud. Entre les deux, s’égrènent Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Martin, Antigua-et-Barbuda, Montserrat, la Guadeloupe, la Dominique, la Martinique, Sainte-Lucie.

Sept ans après l’adhésion de la Guadeloupe comme membre associé, le 14 mars 2019, l’institution reste un sigle parmi d’autres. C’est ce que la commission de l’OECO tente de corriger. La semaine dernière, une délégation est venue en Guadeloupe pour une mission de sensibilisation articulée en trois volets : une intervention lors de la session plénière du conseil régional et une exposition interactive à l’attention des agents, une campagne dans trois lycées, Gerville-Réache à Basse-Terre, Jardin d’Essai et Baimbridge aux Abymes (photo ci-dessus) pour promouvoir « l’importance de l’unité caribéenne », et une rencontre avec les médias pour enrichir la couverture de l’actualité caribéenne.

Devant les élus régionaux, Loverly Anthony, responsable de la communication de l’OECO, a plaidé pour l’intégration caribéenne : « L’OECO reste déterminée à construire un avenir défini non pas par les limites de notre petite taille, mais par la force de l’action collective. Nous avons appris, au cours des quatre dernières décennies, que l’unité n’est pas simplement une aspiration, mais une nécessité. »

La difficulté c’est qu’on ne connaît pas « quels bénéfices concrets la Guadeloupe tire de son appartenance à cette OECO ? » interroge l’un des passants. « On sait ce que nous coûte la coopération en fonds européens et tout ça, mais c’est toujours nous qui payons, c’est une relation à sens unique » évacue un autre. La sensibilisation a encore de beaux jours devant elle.