Le 7 avril, Carl Chipotel (en médaillon photomontage ci-dessus) président de l’association Anasa a adressé au Courrier de Guadeloupe une demande de précisions à apporter à l’article publié le 1er avril et qui révelle un procès à venir devant la juridiction financière dans l’affaire du Mémorial acte (lire ici Révélations : Ary Chalus renvoyé devant la Cour des comptes dans l’affaire du Mémorial acte). Nous publions ci-dessous le texte qui nous a été transmis.
Sans remettre en cause la qualité rédactionnelle des articles que publie votre journal, je me permets d’apporter quelques précisions relatives à l’un d’entre eux, paru le 1er avril 2026, et consacré à certaines révélations concernant des personnalités mises en cause dans des affaires financières au sein du Macte.
Parmi ces révélations — salariés rémunérés sans contrepartie de travail, loyers impayés par un restaurant hébergé dans l’établissement, présumé conflit d’intérêts autour d’une protection fonctionnelle — mon nom et celui de l’association que j’ai l’honneur de présider se trouvent mentionnés à l’occasion de la mise en cause de l’ancienne directrice, présentée comme signataire abusive d’une convention liant le Macte à l’Anasa.
Afin d’écarter tout amalgame et de prévenir des interprétations erronées susceptibles de porter atteinte à une réputation à laquelle je suis profondément attaché — tant à titre personnel qu’au nom de l’association que je sers —, il m’importe de préciser que ladite convention n’a souffert d’aucun manquement dans son exécution, pour ce qui concerne les obligations incombant à l’Anasa. Je me suis en effet scrupuleusement appliqué à en respecter les termes, en donnant une réalité concrète et effective à son objet.
La seule question soulevée ici est celle de la légitimité de l’ancienne directrice à engager ce type de convention. Il appartiendra, le cas échéant, à une juridiction compétente d’y répondre si d’aventure cette affaire y est renvoyée. On comprendra aisément qu’aucun grief ne saurait être imputé au président que je suis, qui ne peut se voir tenu responsable des conditions dans lesquelles cette convention a été conclue.
Ni l’Anasa ni ma personne ne peuvent, de quelque manière que ce soit — explicitement ou implicitement —, être associées à des manœuvres supposément illicites.
Une certaine retenue — que je revendique comme une forme d’élégance — me conduit à ne pas m’étendre davantage sur les difficultés rencontrées quant au règlement partiel de la contrepartie financière prévue, difficultés qui trouvent leur origine dans la crise de gouvernance dont l’Anasa a été, bien malgré elle, une victime collatérale.
Il me tenait à cœur de dissiper tout doute dans l’esprit de vos lecteurs quant au rôle que ma personne ou l’association que je préside auraient pu jouer dans cette affaire. La convention en question n’a ni la nature, ni la portée, ni la gravité des autres faits révélés par votre publication. Elle ne saurait leur être assimilée.
Carl CHIPOTEL
Président de l’ANASA
NB : Carl Chipotel reconnaît que son association n’est jamais mise en cause dans l’article auquel il souhaite réagir.
Décrire précisément les faits est un impératif du métier d’informer. Dans une transaction publique entre le Macte et une association, ne pas identifier cette dernière aurait nui à la compréhension de l’information. La citation de l’Anasa n’est pas une accusation, mais une simple exigence de clarté.
